Récipendaires au gala 2011 en Côte-du-Sud

Ordre des agronomes du QUébec

Voici maintenant les récipiendaires de la soirée 2011 dans les différentes catégories.

Récipiendaire du Prix coup de coeur : Madame Rollande Gagné de Cap-St-Ignace

Notre prix coup de coeur cette année est dévoilé à une femme exceptionnelle. Son beau visage
illuminé par un sourire épanouit nous démontre à quel point cette septuagénaire fait envie. Elle
est la huitième d’une famille de 9 enfants, originaire du Cap Saint-Ignace, elle prend pour mari
un dénommé Gagné qui est pomiculteur. Vous savez maintenant qui nous allons vous
présenter. Il s’agit de Madame Rollande Gagné.
Rollande donne naissance à 3 filles : Danielle, Suzanne, Louise et un garçon Marc. Maintenant
grand-mère, elle cite avec émotion et fébrilité que sa plus grande réussite est sa famille. Cette
femme en adoration avec la nature nous a expliqué avec passion que pour elle, jardiner,
travailler dans les champs, suivre son mari entre les pommiers, surveiller les insectes qui
pouvaient nuire à la qualité du fruit a toujours été primordial. Elle s’occupait aussi de la
comptabilité, de l’auto-cueillette qu’ils ont instaurée aux vergers depuis 1970, de même que du
kiosque, une belle façon de se rapprocher des consommateurs. En plus de toutes ces belles
actions, ils distribuent leur produit en épicerie et initient la fabrication du jus.
Aujourd’hui, elle cumule 73 printemps, elle est toujours aussi vigilante et passionnée. Elle
participe aux dégustations tant du fruit que des liquides alcoolisés.

Récipiendaire du Prix Reconnaissance : Madame Solange Morneau de St-Pascal

Femme d’influence, Solange Morneau aide les producteurs, transformateur et innovateurs
agroalimentaires, agroforestiers et agroenvironnementaux à l’Agrobiopole du Bas-St-Laurent
depuis 5 ans.
Diplômée en éducation spécialisée, Solange Morneau ne se dédiait pas à une carrière en
agroalimentaire. Conseillère politique de France Dionne, de Claude Béchard, de Jean Charest au
Parti Libéral du Québec, elle a été au centre de plusieurs décisions d’État importantes. L’opinion
de Solange est recherchée et écoutée. Depuis quelques temps elle a réorienté sa carrière au
Kamouraska vers l’Agrobiopole du Bas-St-Laurent. Son travail : de concert avec les intervenants
du milieu, favoriser et soutenir la création et la croissance d’entreprises innovantes, tant du
point de vue technologique que commercial, dans les secteurs de l’agroalimentaire, de
l’agroenvironnement et de l’agroforesterie et ce, dans une perspective de développement
durable.
Femme d’écoute, elle sait rapidement cerner les enjeux importants et tirer le meilleur des gens.
Femme de coeur, Solange est intimement impliquée dans sa communauté. Elle est présidente du
Centre Femme La passerelle du Kamouraska depuis maintenant 2 ans, membre du conseil
d’administration de la Caisse populaire du centre du Kamouraska et chante activement dans un
choeur à Saint-Pascal.

Récipiendaire du prix Jean-Marie-Martin : Monsieur Raymond Gamache de L’Islet

Au début des années 60, Raymond, fils d’Athanase, prend la relève de la ferme. À cette
époque, la ferme possédait quelques animaux et déjà une production pommicole. Avec
l’aide de son épouse, Mme Monique Thériault, il y apporte une première modification
majeure, l’abandon de la production animale pour la remplacer par la culture de
légumes et l’augmentation de la production de pomme. Tout en s’occupant de la ferme,
il travaille comme charretier dans le parc des Laurentides durant l’hiver. Ce deuxième
emploi lui permet de joindre les deux bouts et de pouvoir acheter son premier tracteur
en 1963. Comme entrepreneur, M. Gamache a débuté sa mise en marché par du porte à
porte dans le comté de l’Islet avec ses pommes et ses légumes.
Au début des années 70, une autre modification est apportée à la mise en marché, le
porte à porte est délaissé, M. Gamache mise plutôt sur la vente aux épiceries. Les
produits Raymond Gamache sont nés (R.G.). Dans les mêmes temps, son épouse,
débute la vente à la ferme au plaisir des résidents de la région. La famille Gamache
compte six enfants. Toujours dans les années 70, la ferme fait l’acquisition des premiers
entrepôts réfrigérés pour les pommes lors de l’agrandissement de ses bâtiments. En
1983, son garçon Claude, diplômé de l’ITA de Saint-Hyacinthe, arrive avec de nouvelles
idées. M. Gamache lui a laissé toute la place et l’a appuyé dans ses décisions jusqu’au
transfert de la ferme en 1993.

Récipiendaire da la catégorie Relève : Monsieur Rémi Hudon de Rivière-Ouelle

Le récipiendaire du prix «Relève de
l’année» n’est pas un être commun.
«Carpe Diem» (littéralement « Cueille le
jour, profite de l’instant présent») le décrit
bien. Fier représentant de 240 ans
d’agriculture dans la famille Hudon, Rémi
rend fiers ses ancêtres en portant le
flambeau haut et fort !
D’une ferme spécialisée dans le vacheveau
et en production bovine, Rémi a
acheté au fil des années tout le cheptel. Il
a basculé au fil des ans vers la production
laitière caprine. Aussi s’ajoute une autre production bien kamouraskoise, la pêche à l’anguille
auquel Rémi voue un véritable culte. Il est le plus jeune pêcheur à l’anguille du Québec !
Rémi est diplômé en production animale de l’Institut de technologie agroalimentaire Campus La
Pocatière (ITA).

Récipiendaire da la catégorie Partenaire : Madame Antonine Rodrigue

La réputation de la récipiendaire du «prix
partenaire de l’année» n’est plus à faire.
Au coeur d’un des processus les plus
difficiles à réussir soit de transférer une
ferme d’une génération à une autre, elle
représente un oasis d’écoute pour
plusieurs générations d’agricultrices et
d’agriculteurs. Portait d’une femme au
coeur des valeurs humaines.
Détentrice d’un baccalauréat en
généalogie et d’un certificat en service
social, Antonine Rodrigue travaille au
Centre régional d’établissement en agriculture (CRÉA) du Bas-St-Laurent depuis 1996. Le CRÉA a
comme mission de contribuer à la pérennité des entreprises agricoles et à son dynamisme par
de l’accompagnement lorsque vient le temps pour celle-ci de transférer la charge des opérations
à une prochaine génération d’agriculteurs. Ils ont une expertise tant au niveau humain
qu’organisationnel car derrière tout projet, il y a d’abord des personnes.

Récipiendaire da la catégorie Famille : Famille Bertrand Caron

Les récipiendaires du prix «Famille de
l’année» sont l’exemple parfait de la
force du travail d’équipe et de solides
valeurs humaines. Tous les membres
de la famille Caron ont une
responsabilité complémentaire à la
ferme, menant le groupe à des
résultats impressionnants. Portrait
d’une famille inspirante.
Il convient dans un premier temps de
présenter chacun des membres. Comme chef de famille, Bertrand voit à tout et coordonne les
opérations générales. Pour le soutenir et l’épauler dans la vie comme à la ferme, Carmelle prend
le relais et prend en charge le volet administratif de la ferme. Leurs enfants Jérôme, Langis,
Marylin et Jean-François ont des tâches bien définies dans l’organisation. Pour Jérôme, c’est
l’ensemble du secteur laitier qui est sous sa charge accompagné de sa soeur qui s’occupe du
troupeau et de la régie. Langis se concentre sur les opérations de l’érablière et sur la
machinerie, solidement appuyé de son frère Jean-François dans les pointes de travail.
Quelle magnifique entreprise qu’ils dirigent ! Depuis 2008, Bertrand a intégré Langis et Jérôme
en tant qu’actionnaire. Ils sont propriétaires d’une des plus grosses érablières au Québec, de 80
vaches laitières en expansion à 140 ainsi que 525 hectares acres en culture et terres boisées.

Récipiendaire da la catégorie Agriculteur : Bruno Castonguay de St-Roch-des-Aulnaies

Le récipiendaire du prix « Agriculteur de l’année » est
vraiment quelqu’un de généreux et très coopératif!
Impliqué dans sa communauté et en agriculture, Bruno
Castonguay est un passionné d’agriculture et ce, depuis
plus de 30 ans!
Fier représentant de la 5e génération d’agriculteur sur
ces magnifiques terres de Saint-Roch des Aulnaies,
Monsieur Castonguay a relevé le défi de l’agriculture
rapidement après ses études, son père décédant en 1982.
La ferme des Aulnets (1994) Inc. est une entreprise 100% biologique! Elle compte 40 vaches
laitières suisses brunes en lactation pour un total de 90 unités animales. Il ne faut pas oublier les
160 hectares de terres dont 10 sont loués. Les cultures sont essentiellement du blé bio de
consommation humaine dédié à la vente et des fourrages pour le troupeau.
Membre fondateur de la Coopérative d’utilisateurs de machinerie agricole (CUMA) des
Aulnaies, il défend passionnément ce modèle de partage de machinerie agricole.

Récipiendaire da la catégorie Agricultrice : Mary-Jo Gibson de St-Jean-Port-Joli

Pionnière dans la production de bison dans la Côte-du Sud,
Mary-Jo Gibson est une femme moderne à plusieurs
chapeaux. Tantôt chapeau de productrice agricoletransformateur,
tantôt le chapeau de professeur d’anglais,
tantôt le chapeau de promotion agroalimentaire de l’Islet et
enfin le dernier chapeau : mère d’une fille et de deux
garçons.

Dans un premier temps, elle fonde en 1996 la corporation Les
bisons Chouinard en 1996 avec son conjoint, Monsieur Jean-
Luc Chouinard. D’un petit élevage de quelques bisons, la
ferme s’est transformée lors de l’acquisition de la ferme de
Monsieur Julien Chouinard à St-Jean-Port-Joli en 1999. Elle
est en constante croissante au point de recevoir maintenant
70 bisons en production. Le dernier projet verra le jour
bientôt (printemps 2011), lorsque la ferme se dotera d’une
usine de transformation qui comprend une boucherie C1 et une cuisine industrielle permettant
de produire une gamme de produits transformés à base de viande de bisons.
Parallèlement, elle met sur pied le marché public de Saint-Jean-Port-Joli où elle y tient rôle de
coordination. Elle est également présidente de l’Office de tourisme de l’Islet où elle met en
valeur le caractère agroalimentaire de cette MRC bien dynamique. En plus de s’impliquer
comme arrêt gourmand dans l’Islet, Mary-Jo s’implique sur le comité régional des arrêts
gourmands qui coordonne la mise en valeur du terroir agroalimentaire tant au niveau des
producteurs, transformateurs que des restaurateurs de la Chaudière-Appalaches.

Source : Chantal Pelletier

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