OGM, atout ou handicap ?

 

(YP) La marche
organisée contre la multinationale Monsanto,
du 25 mai 2013, laquelle
réunissait des milliers de manifestants était organisée dans 3 grandes
villes du Québec, Montréal, Québec, Sherbrooke et dans plus de 300 villes à
travers le monde dont Paris, Los Angeles, Strasbourg, Vienne, Berlin,
Munich. Selon Info OGM (http://www.infoogm.qc.ca), Monsanto est une
des compagnies les plus puissantes du monde dans le domaine de
l’agroalimentaire. Elle possède 90 % des semences génétiquement modifiées
(OGM) de la planète. Si en 1996 Greenpeace est le premier mouvement  décrier la culture avec OGM, de plus en
plus de réseaux manifestent contre les OGM et contre Monsanto.

87 % des
Canadiens ne savent pas ce que veut dire OGM !

Ce mouvement de
masse indique clairement un souci collectif en regard de l’implantation des
OGM dans nos cultures et dans notre alimentation. Toutefois un rapport
publié par le gouvernement du Québec indique que la majorité des Canadiens
(87 %) ne connaissent pas la signification de l’appellation OGM. Par
contre, le souci de leur impact dans notre agriculture est bien réel et ce
même sondage démontrait que les trois quarts des Québécois (74 %) veulent
connaître les risques associés à leur utilisation.1

L’origine des OGM

Selon la
définition tirée de la Commission de l’éthique de la science et de la
technologie du Québec
, un organisme génétiquement modifié (OGM) est « un
microorganisme, une plante ou un animal dont le patrimoine génétique a été
modifié par génie génétique pour lui attribuer des caractéristiques qu’il
ne possède pas du tout ou qu’il possède déjà, mais à un degré jugé
insatisfaisant à son état naturel, ou pour lui enlever ou atténuer
certaines caractéristiques jugées indésirables
».

Les OGM ont fait leur première apparition en Belgique, en 1983, alors que des scientifiques mettaient au point le premier tabac génétiquement modifié.Très
vite naît l'espoir que cette nouvelle génération de plantes détenait un
formidable potentiel : réduction
des coûts de production, augmentation de la résistance des plantes aux
maladies, augmentation de la productivité. C'est ainsi que durant
les années suivantes, plusieurs autres espèces de plantes génétiquement
modifiées voient le jour et sont commercialisées dès 1994.

 

 

 

En 2003, plus
de 67 millions d’hectares de plantes transgéniques sont cultivées dans le
monde (soit 1,2 fois la surface de la France). En 2011, c’est 160 millions
d’hectares de plantes transgéniques qui sont cultivés dans le monde, soit
une progression de 138 %.

98 % de la culture
d’OGM dans dix pays

98 % de la
superficie mondiale cultivée en OGM se retrouve concentrée dans seulement
dix pays. Le Canada bien que loin des États-Unis dans le classement des
pays utilisateurs d’OGM, occupe tout de même le 5ième rang.

 

OGM , atout ou
handicap ?

Les OGM sont
souvent associés à un aspect négatif de l’agriculture moderne.

Pour certains ils sont à l’origine de :

  • la fin de l’agriculture conventionnelle
  • une menace à la santé humaine et animale
  • une menace à l’environnement.

Pour d’autres
ils restent une alternative à certains fléaux :

  • la sécurité alimentaire
  • la famine dans le monde.

 

 

Le cas
Seralini, un chercheur anti-OGM

Gilles-Éric
Séralini, chercheur de l'université
de Caen en France affilié au CNRS ( Centre National de Recherche
scientifique) s'est fait notamment connaître pour ses études sur les OGM et
les pesticides notamment avec une étude toxicologique controversée publiée
en septembre 2012 très médiatisée. Il y mettait  en doute l'innocuité du maïs
génétiquement modifié NK 603 et du Roundup sur la santé de rats. Cette
étude sera remise en cause par L’Aurorité Européenne de Sécurité des
Aliments. Il sera conclu que cette étude comportait des « résultats
trompeurs » et « que
l’article ne présente pas de justification scientifique valide susceptible
de remettre en question la sécurité du maïs MON 863 »

Wilson, la
solution par les OGM !

Selon Michael
Wilson du Scottish Crops Research Institute : «Pour nourrir, d'ici l'an 2050, 10,8
milliards d'êtres humains, nous devrons convertir 15 millions de milles
carrés de forêts vierges, de zones naturelles et de terres marginales en
terres arables exploitées au moyen de produits agrochimiques. Les cultures génétiquement
modifiées offrent les meilleures possibilités de régler les problèmes
futurs découlant de la nécessité de nourrir 5 milliards de bouches
supplémentaires au cours des 40 prochaines années.
»

 

Le gouvernement valide l’utilisation des OGM

On peut retrouver sur le site http://www.ogm.gouv.qc.ca/sante_benefices.html, les avantages des OGM promulgués par le gouvernement. Il y est
clairement dit que les caractéristiques de certains OGM permettent de
réduire l’usage de certains herbicides ou insecticides.

 

“Il pourrait donc y voir un avantage – quoique indirect
– sur la santé humaine,“ de dire le gouvernement. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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