Maxime Laplante souhaite plus d’éthique en termes de gouvernance agricole

(LVA) Maxime Laplante, président de l’Union paysanne, s’étonne que la Régie des marchés n’ait pas encore rendu sa décision sur le hors-quotas et explique que tout cela aura un impact sur la production dans les fermes de proximité cette année. Il rappelle que la démarche de son organisme ne cherche qu’à faire appliquer la loi.

Il fait aussi sur le plateau de LVATV le bilan du dernier congrès de l’Union paysanne.

« C’est une ouverture très importante»

, a confié Maxime Laplante parlant du discours du ministre Lamontagne et il se félicite de l’intérêt d’André Lamontagne au modèle agricole qu’il défend. Maxime Laplante tourne ensuite au ridicule l’idée du «piège tendu» par l’Union paysanne comme l’a suggéré Marcel Groleau : « Concernant le piège ils ont oublié aussi de parler du complot extra-terrestre», dit-il.

Sur la responsabilité qu’engendre un monopole, comme l’a dit le ministre Lamontagne, Maxime Laplante déclare « L’UPA a un monopole et qu’est-ce qu’on a comme service, on se fait poursuivre au besoin ! Un monopole devrait avoir des obligations».

«Au départ c’est l’UPA qui a déclaré la guerre»

ajoute-t-il revenant sur la fondation de l’Union paysanne.

Sur le CEROM et la présence de l’UPA partout !

«La présence de l’UPA partout est une apparence de conflit d’intérêts à tout le moins. Le CEROM c’est un peu la pointe de l’iceberg! »

dit Laplante. Maxime Laplante souhaite que soit instauré un système plus éthique en termes de gouvernance.

Sur l’affaire Louis-Robert

«On a monté en épingle le dossier de Louis Robert»

dit Maxime Laplante

Un conflit d’intérêt structurel selon Laplante
«Concernant le CEROM, les représentants de l’État n’ont même pas le droit de vote au conseil d’administration, c’est une aberration. On a eu anciennement le CDAQ (le conseil de développement de l’Agriculture du Québec) qui était financé essentiellement par le public et dont le conseil d’administration était constitué que des gens de l’UPA ( …) C’est une sorte de conflit d’intérêts structurel. Les plans conjoints, c’est pareil!».

Sur l’accaparement des terres agricoles

Sur l’accaparement des terres, Maxime Laplante, rappelle que les premiers spéculateurs de terres agricoles sont les fermiers eux-mêmes. Il estime que le vrai problème est plutôt de trouver le moyen à la relève de faire une agriculture autrement qui lui permettra d’obtenir des revenus avec de plus petites surfaces de production. Pour lui les groupes comme Pangea ne sont pas la cause du problème, mais la conséquence.

Sur le monopole

Même s’il semble enthousiaste face à l’ouverture actuelle du ministre Maxime Laplante conclut : «On maintient notre position que le monopole doit être brisé».

Votre commentaire