Entrevue avec Claire Bolduc : Faut-il avoir peur des Chinois ?

«Les Chinois sont là au Témiscamingue» dit Claire Bolduc d’un ton assuré. Claire Bolduc ancienne présidente de Solidarité rurale du Québec et préfète de la MRC du Témiscamingue a réagi à notre article déclarant que les Chinois qui accaparent nos terres est une Fakenews : « Il y a effectivement des promoteurs chinois présents sur le territoire» dit-elle, mais reconnait d’emblée que le projet n’est pas très avancé.

Même si Claire Bolduc est très prudente dans les propos qu’elle porte sur les promoteurs issus de la communauté chinoise, on perçoit chez cette responsable politique régionale, une inquiétude qui alimente peut-être encore le syndrome de la peur des chinois.

Questionnée sur le lieu de résidence des Chinois promoteurs, Mme Bolduc précise qu’ils sont basés à Vancouver, mais qu’ils envisagent «de faire venir d’autres populations chinoises» pour opérer le projet considéré comme très ambitieux pour de la production bovine destinée à l’exportation en Chine.

Elle prétend que les Chinois de Vancouver bien que non-résidents ont obtenus la possibilité d’acheter les terres grâce à une modalité de la Loi qui permet d’acheter celles-ci en petites quantités même comme non-résidents.

«Comme territoire d’accueil (…) notre rôle à la MRC n’est pas de juger la nature du projet ou la provenance des promoteurs, c’est de s’assurer que les lois et règlements du Québec et du Canada soient respectés, c’est de s’assurer de la concordance de cette proposition d’affaires là avec le développement de notre territoire (…) c’est aussi de s’assurer de l’ intégration harmonieuse d’une nouvelle population qui arrive chez nous (…)»

«Des inquiétudes sur ce genre d’arrivées là»

Claire Bolduc ajoute : «Le projet pourrait être très positif, mais aussi très négatif (…)  Il y a des gens très inquiets parce que c’est une production très extensive (…) Il y a des interlocuteurs qui font affaire avec l’extérieur qui ont travaillé  dans d’autres pays où des Chinois sont venus s’installer et qui nous ont manifesté une inquiétude sur ce genre d’arrivées-là»

Elle précise qu’elle ne s’est pas privée d’être directe avec eux : « Bienvenue chez nous, mais voici comment on fonctionne», leur a-t-elle dit.

Claire Bolduc en fin d’entrevue donne sa perception de ce qu’est devenue la ruralité et précise que le gouvernement caquiste ne pourra être jugé sur son impact en région qu’après un minimum d’un an de pouvoir : « On jugera l’arbre à ses fruits», conclut-elle.

1 Commentaire

  1. Suggestion, que les agriculteurs du Québec , sur une base volontaire, si un jour l’un d’eux veut vendre sa terre, qu’il s’engage à la vendre à quelqu’un qui s’y établira. L’éventuel acheteur sera lié par cet engagement. Je suggère aux agriculteurs de former une corporation indépendante à cet effet.

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