L’avenir du lait ne peut pas être planifié que par les producteurs «dinosaures» du Québec, selon Charlebois

(LVA) Sylvain Charlebois a donné ce matin une entrevue à l’éditeur de La Vie agricole, Yannick Patelli, sur LVATV. Il estime que les producteurs «dinosaures» du Québec ne peuvent pas être les seuls à donner la vision d’avenir pour le monde du lait.

Sylvain Charlebois annonce une feuille de route à venir en mars signée par l’Université Dalhousie et l’Université de Guelph pour tracer les orientations qui seront nécessaires pour s’assurer d’une véritable gestion de l’offre 2.0

Perdre la moitié des fermes laitières au Canada : «Ça peut paraitre surprenant ou dramatique mais c’est la réalité!», nous déclare Sylvain Charlebois. « La production laitière est carrément malade au Canada», dit-il aussi. « Beaucoup de producteurs laitiers au Québec jouent à l’autruche : c’est la tête dans le sable carrément ou la tête dans le lait finalement !».

Que des dinosaures sur les conseils au Québec!

« Il y a plusieurs producteurs intelligents au Québec qui font partie de la filière laitière qui comprennent que les choses doivent changer mais ils n’ont pas la parole ces gens-là. Ceux qui siègent sur les conseils sont des dinosaures!»

Tenir plus compte des transformateurs!

Il faudra selon le professeur Charlebois tenir compte beaucoup plus des transformateurs si on veut qu’il y ait encore des producteurs de lait dans l’avenir.

L’erreur de Maxime Bernier!

Il évoque l’erreur de Maxime Bernier qui a voulu mettre fin trop vite à la gestion de l’offre sans penser à la période transitoire mais il évoque le rapport Barton qui devrait selon lui être pris plus en compte.

Sylvain Charlebois est sûr que les produits laitiers ont un avenir certain dans le marché mondial si on pense exportations : « Il faut libéraliser le système!», confie finalement Sylvain Charlebois.

La pub du lait: pas vraiment efficace!

Par ailleurs, il doute fortement de l’efficacité de la publicité actuelle du lait au Québec : « À mon avis, c’est gaspiller de l’argent!».

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