Boulevard Jean-Garon à Lévis : la famille et les amis de Jean Garon maintiennent leur demande

Ordre des agronomes du QUébec

La famille et les amis de Jean Garon entendent maintenir leurs efforts afin que la route du Président-Kennedy sur le territoire de Lévis devienne le Boulevard Jean-Garon. À l‘issue d’une nouvelle rencontre avec le président du Comité de toponymie de la ville, le groupe constate que le comité maintient son refus de cette proposition malgré un mémoire d’appui étoffé qu’il lui a fait parvenir.

Ce mémoire réunit une trentaine de témoignages en ce sens émanant de personnalités de tous les horizons, citoyens connus de Lévis, anciens collaborateurs et collègues ministres et même adversaires politiques. Tous soulignent l’importance de l’œuvre de M. Garon tant au plan local, régional que national, et les qualités de l’homme derrière l’oeuvre.

Un passage important rappelle le rôle crucial joué par M. Garon dans l’élargissement à quatre voies de la Route du Président Kennedy, de Lévis à Saint-Henri, un élargissement qui a contribué à dynamiser tout le secteur commercial de cette artère. « Sans la vision, la détermination et le poids politique de Jean Garon, cette section de la Route Kennedy aurait continué longtemps à être une des routes régionales à deux voies les plus meurtrières au Québec », souligne le document.

Un changement en temps et lieu

Face à la principale préoccupation du Comité de toponymie qui, de toute évidence, est de ne pas déranger personne avec cet hommage à Jean Garon, la famille et les amis comprennent qu’en cette période de pandémie les entreprises qui ont pignon sur rue sur le boulevard  Kennedy ont d’autres préoccupations qu’un changement d’adresse.

C’est pourquoi, malgré la forte acceptation sociale de leur projet, ils sont prêts à accepter que le changement se fasse en temps et lieu, lorsque la relance économique sera bien en place.  « Nous demandons à la ville de Lévis une déclaration de principe à l’effet que le Boulevard du Président-Kennedy deviendra le Boulevard Jean-Garon  dans un horizon de trois ans après la fin de la pandémie et de mettre en place une stratégie d’appui et d’information auprès des citoyens et entreprises directement touchés » a déclaré Simon Bégin, porte-parole du groupe.

« Le nom d’une artère comme le Boulevard Kennedy est un bien public et il appartient aux pouvoirs publics et non aux intérêts privés de décider de son utilisation pour commémorer ou non un grand personnage comme M. Garon », a poursuivi M. Bégin.

Par ailleurs, la famille et les amis de Jean Garon estiment que les trois contrepropositions formulées par le Comité de toponymie ne rencontrent pas leur souhait que le geste de commémoration soit à la hauteur de la contribution de M. Garon à l’essor de Lévis, soit lié directement à une réalisation qui porte sa signature et ait une visibilité significative, ce qui serait le cas du Boulevard Jean-Garon. Il appartient au Comité de les faire connaître s’il le désire.

Rencontre demandée avec le maire Lehouillier

Tout en maintenant leur lien avec le Comité de toponymie dont le président, M.  Serge Côté, a accepté de soumettre cette approche graduelle aux autres membres,  la famille et les amis de M. Garon réitèrent leur demande formulée à diverses reprises de rencontrer le maire Gilles Lehouillier afin de pouvoir lui exposer directement les raisons de leur choix et faire appel à son leadership dans ce dossier.

Parallèlement, les démarches vont se poursuivre afin que le plus de gens possible, qui reconnaissent l’œuvre de Jean Garon, puissent demander à la ville de Lévis d’assumer enfin ce devoir de mémoire à l’endroit de M Garon, décédé il y a maintenant six ans et demie.

« L’histoire est patiente et nous sommes convaincus qu’un jour la mémoire de Jean Garon sera reconnue à sa juste valeur par la ville qu’il a tant servie », ont conclu les membres de la famille et les amis de Jean Garon.

Note : Le groupe est constitué de Mme Judi Garon, épouse de M. Garon, ses filles Hélène, Marie-Ève et Julie, son frère Emmanuel, ses anciens collaborateurs Simon Bégin, Pierre Brochu et Clément Landry, de même qu’une trentaine de cosignataires d’une lettre d’appui à ce projet.

 

 

 

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