Un centre de données Google à Beauharnois, c’est réglé

Ordre des agronomes du QUébec

Le gouvernement du Québec s’est réjoui ce matin de l’annonce de la multinationale Google soulignant son intention d’acquérir un terrain à Beauharnois et de réaliser ses projets de croissance au Québec, qui entraîneront un investissement potentiel de 600 millions de dollars américains, soit environ 735 millions de dollars canadiens, pour l’implantation d’un centre de données informatiques à Beauharnois.

André Lamontagne, ministre de l’Agriculture a déclaré d’emblée : « La protection du territoire agricole est très importante pour le gouvernement du Québec. Les mesures mises en place pour atténuer les répercussions du projet sur la zone agricole sont sans précédent et témoignent de notre engagement envers la préservation du territoire agricole, qui est à la source de notre autonomie alimentaire et de la vitalité de nos régions. Avec cette entente, c’est le Québec tout entier qui en sort gagnant. »

Pour Marcel Groleau, président-directeur général de l’UPA: « Montréal International accompagne les diverses branches d’affaires de Google présentes dans le grand Montréal depuis plusieurs années. Le futur projet de centre de données prouve qu’en plus de notre talent créatif et innovant, les 82 municipalités de la Communauté métropolitaine de Montréal offrent un environnement propice au développement de nouvelles technologies et de nouveaux savoir-faire qui permettent de réduire notre empreinte carbone. »

Exclusions de 62,4 hectares de la zone agricole

Une fois que le projet proposé démarrera, il est estimé que cet investissement potentiel créera près de 30 emplois spécialisés et bien rémunérés lors de la phase d’exploitation.

Afin de rendre possible cette initiative et de répondre aux besoins spécifiques liés à la future construction et à l’exploitation d’un tel centre de données, le gouvernement a procédé à l’exclusion de la zone agricole de terrains représentant une superficie de 62,4 hectares et appartenant à Hydro-Québec.

Des mesures de compensation sont prévues pour atténuer les répercussions de ce projet sur le territoire et les activités agricoles. Elles découlent d’engagements convenus avec l’Union des producteurs agricoles (UPA) et la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM). Ainsi, une superficie équivalente de terrains hors zone agricole appartenant à Hydro-Québec, et voisine aux terrains qu’achètera Google, sera incluse dans la zone agricole pour ensuite être cédée ou confiée à long terme à la Fiducie agricole UPA-Fondaction pour soutenir ses activités visant notamment à préserver le patrimoine agricole québécois.

De plus, le gouvernement du Québec attribuera une contribution financière non remboursable de 3,54 millions de dollars à la Fiducie agricole UPA-Fondaction pour favoriser le démarrage de ses activités. Une aide financière non remboursable de 2,7 millions de dollars sera également versée à la CMM pour assurer la mise en œuvre du Parc métropolitain agricole.

Par ailleurs, afin de souligner l’importance et la pérennité de ses relations avec l’UPA, Hydro-Québec cédera à la Fiducie agricole UPA-Fondaction un terrain d’environ 150 hectares situé à Saint-Stanislas-de-Kostka, dans la région de la Montérégie. Celui-ci permettra d’appuyer le démarrage des activités de la Fiducie.

« La protection du territoire agricole est très importante pour le gouvernement du Québec. Les mesures mises en place pour atténuer les répercussions du projet sur la zone agricole sont sans précédent et témoignent de notre engagement envers la préservation du territoire agricole, qui est à la source de notre autonomie alimentaire et de la vitalité de nos régions. Avec cette entente, c’est le Québec tout entier qui en sort gagnant. » de dire Pierre Fitzgibbon, ministre de l’Économie et de l’Innovation

 

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