En aquaculture, à ce jour, rien qui rassure !

Ordre des agronomes du QUébec

En aquaculture rien qui rassure !

La Vie agricole s’est intéressée ces derniers mois à des projets d’aquaculture et de pisciculture en parlant à divers intervenants. Mais depuis silence radio !

Tout a commencé en décembre 2020, lorsque nous avons reçu le ministre de l’Agriculture André Lamontagne et que nous lui avons parlé des projets d’aquaculture et de pisciculture, il a lui-même confirmé que dans ce domaine l’autosuffisance était extrêmement faible mais que les programmes étaient en place. Selon ses dires, il ne manquait que  les entrepreneurs. Car l’accompagnement potentiel au Fédéral et au Provincial «serait considérable» à entendre le ministre. Qu’en est-il vraiment ?

On sait que concernant les projets en aquaculture/pisciculture, comme l’a rappelé dans l’émission avec le ministre Lamontagne, Yan Turmine, agronome et chroniqueur à La Vie agricole, ça dépend de 3 ministères : Faune, MAPAQ et Environnement et comme dit Yan Turmine :  «C’est la faune qui mettait historiquement des barrières».

En janvier 2021, plusieurs acteurs du secteur nous confirment que les technologies à ce jour permettent de produire du poisson sans polluer ce qui n’existait pas il y a 10  ou 15 ans. Certains entrepreneurs nous confient se manifester auprès des autorités pour investir.

En février 2021, LVATV reçoit dans la Quotidienne, M. Abdoul Aziz Niang, sous-ministre au MAPAQ. Il a accepté une invitation à notre Quotidienne et a éclairci le sujet en nous disant que nous pourrons faire un suivi au cours du printemps avec lui. Des comités seraient alors en cours d’évaluation.

La Quotidienne de février a permis de nous expliquer que l’élevage en mer est interdit au Québec, et que l’élevage devrait être assurément terrestre, que les problématiques de phosphore connues dans les années 80 ne sont plus l’enjeu. Les différences avec l’Ontario ont été expliquées et M.Niang nous a rassuré en spécifiant que les échanges entre les trois ministères étaient maintenant possibles. Le sous-ministre s’est montré positif et a confirmé croire au développement de la production de saumon au Québec.

Qu’en est-il des résultats des comités des trois ministères pour faire avancer les projets quelques mois plus tard ? Peut-on nous identifier les entrepreneurs sur la ligne de départ ? Malgré nos relances auprès du MAPAQ, le dossier semble gelé.

Le MAPAQ se distingue dans son soutien à la production en serre dans le cadre de sa politique d’autonomie alimentaire, comment avancent les dossiers liés à l’aquaculture et pisciculture ? Silence pour le moment au 200 chemin Ste-Foy !

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