Quand le droit du travail met à mal la sécurité alimentaire!

Alors que depuis plus d’un an, tout au long de la pandémie, les ministres d’Agriculture des deux paliers de gouvernement insistent sur l’importance de l’autonomie alimentaire et de la sécurité alimentaire, il est quand même assez incroyable qu’on ne soit pas capable de passer un décret pour imposer un service minimum dans notre système d’abattage et que l’on soit obligé d’euthanasier des poulets par centaines de milliers.

C’est une honte pour une société évoluée comme la nôtre. Les poulets meurent gazés, les cochons ne seront peut-être bientôt pas en reste. C’est ”l’holocauste” dans nos abattoirs alors que l’on sait que la pandémie a accentué la disproportion entre les riches et les pauvres.

Il y a bien des voix qui finissent par s’élever, mais ce sont des actions et des décisions qui sont nécessaires dans une telle situation. Certes les employés des abattoirs sont en droit de faire reconnaître leur mandat de grève comme tout autre secteur, mais il sera primordial dans un avenir proche que les gouvernements imposent des services minimums dans ce domaine comme cela existe dans bien d’autres services essentiels. N’est-ce pas ce que les gouvernements et le syndicat radotent d’ailleurs depuis la pandémie : notre chaine alimentaire est un service essentiel ! Pour le moment l’économie du Québec est bel et bien prise en otage !

Il sera intéressant d’observer comment le ministre Lamontagne interviendra au-delà de demander la fin de l’euthanasie. Il faudra voir comment le syndicat des producteurs, l’UPA, gèrera une telle situation qui lui demandera de remettre à sa place un autre syndicat.

D’ailleurs un autre sous-marin finira bien par émerger un jour dans le secteur agricole: comment l’UPA empêchera-t-elle la syndicalisation des fermes visées par la CSN, alors que ses propres employés sont eux-mêmes syndiqués CSN ?

 

 

 

 

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