Ta force c’est ton droit

Ordre des agronomes du QUébec

L’arrivée d’Aisha Issa, si elle fait grincer des dents certaines personnalités réfractaires à la diversité, reste une aubaine pour le Québec moderne. Pas seulement parce qu’il s’agit d’une femme noire, mais parce qu’elle est aussi une femme dotée d’une grande expertise de toute la chaine agroalimentaire et outillée sur le plan du développement international.

Elle se définit d’ailleurs sur son profil LinKedln comme ayant une connaissance approfondie des concepts de la chaîne d’approvisionnement et de la référence des opérations de la chaîne d’approvisionnement pour l’excellence stratégique et opérationnelle. Elle détient une expérience dans l’industrie manufacturière et agroalimentaire d’ailleurs mise de l’avant par le ministre Lamontagne lors de sa nomination à la tête de l’Institut de technique agroalimentaire du Québec (ITAQ).

Oui, il est vrai qu’en mettant une femme de couleur à la tête de la nouvelle institution, le gouvernement Legault «coche dans toutes les cases», mais il faut voir cela comme une ouverture du Québec et de son monde rural à la nouvelle réalité québécoise.

D’ailleurs Mme Issa est arrivée en 1992, a-t-elle précisé lors de sa présentation à l’ITAQ, ceci dit en passant, un an avant ma propre arrivée au Québec.

Même si j’admire certaines personnalités du monde agricole pour leur engagement, leur entêtement, leurs révoltes et leurs batailles pour une certaine idée du Québec, je reste un fervent défenseur de la diversité. Il est temps que le Québec voit dans les ‘’ nouveaux arrivants’’ les forces qu’ils peuvent apporter et non l’étranger.

Il y a toujours des étapes pour que des nationalités soient totalement intégrées dans la communauté. Dans les années 40, ce sont les Italiens (avec lesquels j’ai des liens de sang par mes origines familiales) qui étaient sujets à la discrimination, tous vus à Montréal comme des saboteurs et espions à la solde de Mussolini !

Comme disait Daniel Balavoine, célèbre chanteur français des années 80, décédé tragiquement d’un accident d’hélicoptère pendant le Paris-Dakar de 1986, dans sa chanson l’Aziza, hymne pour sa compagne marocaine juive :  «Laisse glisser les mauvais regards qui pèsent sur toi (…) L’Aziza, ton étoile jaune c’est ta peau, tu n’as pas le choix, ne la porte pas comme on porte un fardeau ta force c’est ton droit ».

 

 

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