Peste porcine africaine, mieux vaut prévenir que guérir dit Drouin

De L'étable à la table

La Vie agricole était vendredi à Longueuil dans la tour de L’UPA au 555 boulevard Therrien lorsque le secrétaire parlementaire du ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire, Francis Drouin  a annoncé au nom du ministre MacAulay, l’octroi de plus de 9,6 millions de dollars pour aider l’industrie porcine à prévenir une éventuelle éclosion de peste porcine africaine et à s’y préparer.

À la question posée par La Vie agricole à savoir si les voyants étaient plus au rouge qu’il y a quelques mois, la réponse est non selon le secrétaire parlementaire Francis Drouin et le président des Éleveurs de porcs du Québec, Louis-Philippe Roy, qui étaient en conférence commune.

Il a été souligné que le gouvernement du Canada protège la résilience des communautés rurales et de l’industrie canadienne du porc en soutenant les mesures de prévention contre la peste porcine africaine (PPA) et de préparation à une éclosion de la maladie. Pour cela Francis Drouin, a annoncé un investissement pouvant atteindre 9 645 586 $ pour financer 29 projets dans le cadre du Programme de préparation de l’industrie à la peste porcine africaine (PPIPPA) en Alberta, en Saskatchewan, au Manitoba, en Ontario, au Québec, en Nouvelle-Écosse et à l’Île-du-Prince-Édouard.

Risque considérable

Il a été dit que cet investissement financera la recherche sur la PPA, l’amélioration des mesures de biosécurité, les activités de gestion des porcs sauvages, la modernisation des abattoirs existants, la préparation régionale à l’abattage par compassion et à l’élimination des porcs sains, ainsi que les outils d’analyse, d’engagement et de sensibilisation de l’industrie. Il aidera également à faire en sorte que l’industrie soit prête à intervenir en cas de détection de la maladie. Bien qu’aucun cas n’ait été détecté au Canada jusqu’à présent, elle représente un risque considérable pour la santé du cheptel porcin canadien, l’industrie canadienne du porc et l’économie du pays à mesure qu’elle se propage dans le monde. Pour Francis Drouin : « Mieux vaut prévenir que guérir»

« Nous remercions le gouvernement du Canada pour leur participation aux efforts de prévention contre la peste porcine africaine. Il s’agit d’une épée de Damoclès qui pend au-dessus de la tête de tous les maillons de notre filière. Les Éleveurs de porcs sont des partenaires de premier plan, et de longue date, très proactifs pour faire avancer les travaux pour être prêts à gérer et à limiter les dommages pour les éleveuses et éleveurs liés à une telle crise. Cette aide financière est essentielle, de même que les ententes visant la compartimentation et le zonage avec les pays avec lesquels nous faisons du commerce de porcs et produits de porc », a dit Louis-Philippe Roy, président des Éleveurs de porcs du Québec et de l’Équipe québécoise de santé porcine.

La faute aux voyageurs

Martin Pelletier, directeur général de EQSP de l’Équipe québécoise de santé porcine, a souligné que le principal risque pour une arrivée de la peste porcine au Canada vient des voyageurs qui transportent parfois des produits carnés ou d’élevage de porcs sauvages. Questionné par La Vie agricole sur la possibilité que la peste porcine arrive ici par des porcs importés de l’étranger dans des abattoirs, il a répondu : «C’est peu probable tant la surveillance de l’agence canadienne d’inspection des aliments est efficace».

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