Exceldor répond aux questions de La Vie agricole suite au projet de son rachat par Sofina

Suite à l’annonce prochaine de la vente de la coopérative Exceldor à la compagnie Sofina, La Vie agricole a posé quelques questions à Gabrielle Fallu, directrice des Relations publiques et gouvernementales d’Exceldor.

La Vie agricole : Pouvez-vous nous préciser le processus prévu : combien de membres doivent-ils voter en faveur de la vente le 5 juin prochain ?

Exceldor : « La transaction sera soumise au vote des membres producteurs et des détenteurs de parts de placement qui tous deux doivent être favorable au 2/3 lors de l’assemblée générale annuelle du 5 juin, conformément aux règles prévues dans les statuts de la coopérative. Le détail des modalités de vote figure dans le circulaire d’information remis aux membres et aux détenteurs de parts de placement.»

La Vie agricole : La convention signée garantit-elle les conditions des travailleurs?

Exceldor : «Les conventions collectives actuellement en vigueur continuent de s’appliquer. La transaction prévoit une transition progressive, dans le respect des relations de travail établies.»

La Vie agricole : Les installations au Québec sont-elles protégées dans la durée?

Exceldor : «L’opportunité présentée aux membres vise précisément à assurer la pérennité des activités existantes, dont les installations au Québec. »

La Vie agricole : La garantie qu’un groupe autre que canadien ne rachètera pas par la  suite fait-elle partie du deal?

Exceldor : «La transaction serait conclue entre deux entreprises canadiennes. Toute éventualité future serait soumise à la législation canadienne applicable en matière de concurrence et d’investissements étrangers, comme pour toute entreprise privée.»

La Vie agricole : La gestion de l’offre étant malmenée actuellement par le président américain, la coopérative Exceldor ne considère-t-elle pas qu’elle donne par cette vente le ton à la capitalisation avant le développement économique au Québec?

Exceldor : « Cette opportunité de rachat d’actifs ne menace en rien le système de la gestion de l’offre. La transaction ne remet pas en cause les conventions de mise en marché ni les obligations en matière d’approvisionnement local. Il s’agit d’une décision stratégique, encadrée, entre deux joueurs canadiens et visant à renforcer la capacité de production et de distribution à l’échelle nationale.»

La Vie agricole : La vente présentée comme une opportunité de développement économique dans un environnement concurrentiel n’est-elle pas aussi un risque de dénaturer le mouvement coopératif qui a créé le Québec depuis 50 ans ou percevez-vous la nouvelle identité canadienne de l’ex-Exceldor comme un atout dans un Canada qui se veut moins rigide dans son commerce intraprovincial ?

Exceldor : «L’opportunité qui nous est présentée vise à faire évoluer l’organisation pour lui permettre de continuer à jouer un rôle structurant dans l’industrie agroalimentaire, à une nouvelle échelle. Il est important de préciser que nous reconnaissons l’importance de tout le chemin parcouru par Exceldor en tant que coopérative.»

La Vie agricole : Sachant qu’une coopérative doit faire 50 % de son chiffre d’affaires avec ses membres et vu les visions de développement d’Exceldor, diriez-vous que la vente permettra plus de possibilités en dehors du membership ?

Exceldor : « À aucun moment il a été dans nos intentions de prétendre à des opportunités en dehors du membership dans le contexte de cette transaction »

 

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