La Vie agricole très orientée vers le monde du cheval depuis quelques mois était samedi dernier à la journée-conférence de l’ITAQ à La Pocatière au cours de laquelle le maréchal-ferrant Francis Dufresne-Cyr expliquait le soin des sabots des chevaux. Ce fut pour moi un tournant dans ma compréhension du monde du cheval. Quelle excellence dans sa pédagogie! J’invite toute personne curieuse du monde équin à rencontrer cet homme qui sait faire passer le savoir avec humour tant il est passionné!
Pour la petite histoire OUI, je montais à cheval de manière occasionnelle en France dans la vingtaine dans ma région natale en Normandie, OUI, j’ai encadré des groupes scolaires de classes vertes dans des centres équestres, OUI, j’allais voir les courses hippiques en Normandie avec mes parents et je côtoyais les encans d’étalons à Deauville dans mes premières années professionnelles lorsque je travaillais pour une boîte de communication et de relation publique, mais par la suite le journalisme m’a quelque peu éloigné du monde du cheval.
Le monde du cheval s’est rappelé à moi lorsque Bélisle Solution-Nutrition , partenaire de notre média, m’a fait découvrir le Kentucky dans le cadre du symposium annuel de la multinationale Alltech en 2008 et lorsque par la suite j’ai couvert les Jeux Équestres Mondiaux (JEM) en 2014.
Actuellement le monde du cheval reprend vie dans notre média. Comme vous avez remarqué on a pas mal couvert la situation entre le Club Jockey du Québec et l’Association de trot et amble du Québec à qui l’on souhaite à toutes deux un avenir prometteur tant le monde des courses hippiques est à mes yeux au cœur du monde équin.
Mais La Vie agricole devient aussi le partenaire et promoteur avec Nature Bélisle d’un évènement qui fera date en 2026 à Saint-Hyacinthe… surveillez dans les prochaines semaines les informations sur Cheval et Cie!
En attendant, comme je disais, mon passage à La Pocatière samedi dernier a été une révélation : La pédagogie de Francis le maréchal-ferrant est époustouflante. Au point où ignare que j’étais la semaine passée dans ce domaine, j’en comprends quasiment aujourd’hui l’anatomie du cheval!
J’ai donc appris que la muraille à l’extérieur du sabot n’est pas la seule à supporter le poids du cheval et qu’il faut faire attention à la santé des tubules, à la densité de la corne, à l’humidité du sabot. Humidité qui varie selon les sections du sabot de 25 % dans la muraille à 66 % dans la sole. Il faut dans le sabot un peu d’humidité, mais pas trop! Je sais presque tout maintenant de la ligne blanche dans le sabot qui en fait est jaune! Les professionnels me comprendront!
L’important dans le soin du sabot du cheval est d’éviter les bactéries, et comme je disais à Francis «plus tu parles plus j’ai l’impression d’entendre un dentiste tant les problématiques du sabot ressemblent à la problématique de notre santé dentaire».
Bref j’ai compris qu’il faut trimer le sabot, voir le ferrer, mais pas nécessairement, l’important est le confort du cheval et que la ‘’fourchette’’ ne s’infecte pas! On en revient toujours au bien-être animal, c’est ce qui guide les passionnés de chevaux!
Comme je disais les professionnels me comprendront, les autres courez écouter une conférence de Francis le maréchal-ferrant! Il vous dira aussi que la santé du cheval dépend également de sa nutrition! Voilà qui va faire plaisir à Nature Bélisle!
Si la muraille du sabot de votre cheval préféré ça s’entretient, saviez-vous qu’on ne dispose que de 150 maréchaux-ferrants au Québec pour plus de 100 000 chevaux, un métier en tension qu’il faut chérir et développer pour un monde équin en santé!