Le blé, c’est en Saskatchewan que ça se passe

La province de la Saskatchewan est à l’origine de la grande majorité de la superficie consacrée à la culture céréalière au Canada. Les grains céréaliers comprennent le blé, l’orge et l’avoine, entre autres cultures. En 2021, les exploitations agricoles de la Saskatchewan ont fait état de la plus grande superficie consacrée à la culture de blé de printemps au pays, laquelle s’est établie à 7,1 millions d’acres, en hausse de 6,0 % par rapport à 2016. Parallèlement, la superficie consacrée à la culture de blé de printemps a augmenté de 2,1 % à l’échelle nationale. En 2021, la Saskatchewan était à l’origine de 44,3 % de la superficie totale consacrée à la culture de blé de printemps au Canada.

La province était également à l’origine d’une part importante de la superficie de blé dur au pays. En 2021, la province représentait 81,4 % de la superficie totale de blé dur du Canada, laquelle s’est chiffrée à 4,7 millions d’acres, en baisse de 5,6 % depuis 2016.

Au Québec on estime que 20 % du blé du Québec va en boulangerie. À titre d’exemple, en 2017 St-Méthode faisait 700 000 pains tranchés par semaine soit plus de 36 millions de pain par an. La nécessité de plus de blé au Québec est donc évidente si on veut prétendre que nos pains sont faits ici avec du blé d’ici.

La Saskatchewan est souvent appelée le grenier du Canada en raison de toutes les céréales produites dans cette province des Prairies. Son large éventail de grands espaces, de plaines et de sols agricoles riches en fait un endroit idéal pour la production de grandes cultures. La province est également l’un des plus grands exportateurs au monde de diverses grandes cultures, comme le canola. Les données du Recensement de l’agriculture de 2021 montrent que la province se place à la tête du pays au chapitre de la culture de céréales, d’oléagineux et de légumineuses.

En Ontario, au Québec et dans les provinces de l’Atlantique, les agriculteurs cultivent du blé tendre roux d’hiver de l’Est canadien (CESRW), idéal pour la fabrication de gâteaux, de pâtisseries, de céréales, de craquelins et de biscuits. Le Canada est le premier exportateur mondial de blé dur ambré de l’Ouest canadien (CWAD), cultivé uniquement dans le sud de l’Alberta et de la Saskatchewan.

Quel avenir pour le blé?

À l’échelle du Canada, les agriculteurs s’attendent à ensemencer 27,5 millions d’acres de blé en 2025, en hausse de 2,6 % par rapport à l’année précédente. L’augmentation prévue de la superficie ensemencée de blé peut être attribuable à une forte demande mondiale pour du blé de grande qualité. On s’attend à ce que la superficie de blé de printemps, en hausse de 2,5 % pour se chiffrer à 19,4 millions d’acres, soit le principal facteur à l’origine de cette augmentation. La superficie ensemencée de blé dur devrait essentiellement se maintenir à 6,4 millions d’acres. D’autre part, les producteurs ont déclaré une hausse de 15,1 % de la superficie ensemencée de blé d’hiver, laquelle s’est établie à 1,7 million d’acres.

En Saskatchewan, les agriculteurs s’attendent à ce que la superficie totale de blé ne connaisse pratiquement aucune variation par rapport à 2024 et qu’elle se maintienne à 14,2 millions d’acres en 2025. La superficie de blé de printemps devrait fléchir (-0,7 % pour s’établir à 8,9 millions d’acres), mais cette baisse pourrait être contrebalancée par une plus grande superficie ensemencée de blé dur (+0,6 % pour se chiffrer à 5,1 millions d’acres).

Les agriculteurs de l’Alberta s’attendent à ensemencer 8,4 millions d’acres de blé en 2025, ce qui représente une hausse de 6,6 %. La superficie consacrée au blé de printemps devrait augmenter de 8,0 % pour se chiffrer à 7,0 millions d’acres, tandis que la superficie de blé dur devrait diminuer de 0,9 % pour se fixer à 1,2 million d’acres.

Les agriculteurs du Manitoba s’attendent à ensemencer 3,3 millions d’acres de blé, en hausse de 0,9 % par rapport à un an plus tôt.

 

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