En France notamment des mouvements s’organisent pour interdire la climatisation alors que la chaleur se fait de plus en plus présente. Pour l’économiste Nicolas Bouzou : «Interdire la climatisation, c’est réactionnaire ».
«Les écologistes qui voudraient interdire la climatisation, notamment dans les écoles, sont aussi lucides que ceux qui ont milité pour la fermeture de Fessenheim. Ils se pensent écologistes alors qu’ils ne sont que réactionnaires. Leur raisonnement repose sur l’idée selon laquelle l’utilisation de la climatisation, qui certes consomme de l’électricité et génère des transferts de chaleur, a un impact positif net sur le réchauffement climatique. Le problème, c’est que cette idée est fausse dès lors que l’on prend en compte l’impact des vagues de chaleur sur le fonctionnement global de nos sociétés. Même dans une optique climatique, mieux vaut ne pas s’effondrer sous la chaleur.» écrivait récemment dans Le Figaro Nicolas Bouzou économiste et essayiste qui a fondé le cabinet d’études économiques Asterès
En France seulement 25% des Français sont équipés de climatiseurs, bien moins qu’aux États-Unis ou au Canada. Le taux d’équipement des établissements d’enseignement (écoles collèges, lycées, universités…) y est inférieur à 10%.
Plus de climatisation, plus de production
Nicolas Bouzou ajoute : «Pourtant, le lien entre température et productivité est parfaitement admis. Depuis longtemps, les historiens de l’économie ont souligné la relation négative entre températures et développement économique. La richesse était localisée dans les pays tempérés ou froids, la pauvreté était concentrée sous les cieux tropicaux.», écrit-il. Un argument pour rappeler que la climatisation a un effet positif sur l’économie et la richesse des pays.
Il rappelle qu’il est prouvé qu’on perd pratiquement une demi-journée de travail par semaine quand le bureau dépasse 30 °C. Nicolas Bouzou s’insurge alors que d’installer des climatiseurs, on préfère fermer des services publics au grand bonheur des écologistes.
Une récente étude américaine vient de rappeler que le meilleur levier pour lutter contre le réchauffement climatique était «la croissance économique qui permet d’investir dans la décarbonation».