La gestion de l’offre est là pour rester selon les «3 mousquetaires» de la volaille, des œufs et du lait

Lors du dernier congrès de l’Ordre des agronomes a eu lieu un panel sur la gestion de l’offre. Il s’agissait essentiellement pour les trois intervenants, Benoit Fontaine président des Éleveurs de volailles du Québec,  Sylvain Lapierre, président des producteurs d’ œufs du Québec et Daniel Gobeil, président des producteurs de lait du Québec de défendre le système qui a leurs yeux semble être la seule garantie du maintien d’une agriculture en santé dans les régions. Il eut été intéressant de confronter ces messieurs à des personnalités qui questionnent le statu quo dans la gestion de la gestion de l’offre.

L’animateur Nicolas Mesly a rappelé la valeur astronomique des quotas aujourd’hui et a bien tenté d’amener la discussion vers une vision plus moderne mais les trois mousquetaires de la gestion de l’offre sont restés très concentrés sur la défense d’un système qu’ils jugent efficace.

Quand Mesly leur demande si les banques ne craignent pas une fin au système, Benoit Fontaine, le plus à l’aise en public, a précisé qu’il n’y a pas de danger et que d’ailleurs les banques ne prêtent que sur 50% de la valeur des quotas. Questionnés sur l’impact des producteurs sous gestion de l’offre dans l’achat des terres agricoles, les intervenants ne voient pas de rôle spécifiquement négatif joué par les producteurs bénéficiant de ce système, Ils assurent même qu’ils prennent soin de la relève au Québec « en toute transparence et en en laissant sur la table», de dire Benoit Fontaine pour qui un clip n’attend pas l’autre « La relève, la relève c’est pas mieux dans les productions sans gestion de l’offre».

Et la fin de la gestion de l’offre décidée unilatéralement par Trump un beau matin, personne n’y croit, car les États-Unis ont eu aussi leur système de quotas pour protéger la production du sucre.

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