Le Réseau équin du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ) souhaite «rappeler aux intervenants du secteur l’importance de faire preuve de vigilance et de prendre les mesures nécessaires pour prévenir et contrôler les infections par l’herpèsvirus équin (HVE). En raison de sa contagiosité et de la gravité de certaines manifestations cliniques associées à sa présence, ce virus représente une menace pour la santé des chevaux partout au Québec, bien que le nombre de cas rencontrés annuellement demeure généralement limité», déclare le MAPAQ.
Les herpèsvirus équins (HVE) sont des virus très communs dans les populations de chevaux partout dans le monde. Le virus présente différents types, dont les plus importants sont le type 1 (HVE-1) et le type 4 (HVE-4). La maladie se présente généralement sous la forme respiratoire ou provoque des avortements.
La myéloencéphalopathie, forme nerveuse de l’infection à HVE, habituellement de type 1, est plus rare et plus sévère et peut même se révéler fatale. Elle peut se manifester par de la fièvre, une ataxie (incoordination des mouvements) de légère à sévère touchant souvent de façon plus marquée les membres postérieurs, de l’incontinence urinaire et, plus rarement, par d’autres signes nerveux. Des signes respiratoires peuvent également être observés.
Des signes cliniques 7 à 12 jours après l’infection
«Les signes cliniques peuvent apparaître de 7 à 12 jours après l’infection. La majorité des chevaux récupèrent après plusieurs semaines, mais des déficits neurologiques de légers à modérés peuvent persister pendant plusieurs mois. Parfois, l’euthanasie des chevaux gravement atteints est nécessaire.»
L’herpèsvirus équin est très contagieux
Rappelons que les chevaux peuvent excréter le virus et ainsi contaminer d’autres chevaux sans nécessairement présenter de signes de la maladie. Le virus est transmis principalement par contact direct et par aérosols, mais aussi par l’équipement (auge, bride, brosse, remorque, etc.), les vêtements, les bottes ou les mains contaminés ou encore par les produits d’un avortement (fœtus, membranes fœtales, etc.). Il peut survivre jusqu’à sept jours dans l’environnement.
L’adoption de mesures de biosécurité par l’ensemble des intervenants de l’industrie équine contribue à prévenir la maladie et à contenir sa propagation.
Des mesures à respecter :
- isoler les chevaux nouvellement introduits ou malades;
- se laver les mains soigneusement entre les manipulations de chevaux;
- éviter ou restreindre le partage d’équipement entre chevaux;
- nettoyer les bottes et porter des vêtements propres;
- mettre en quarantaine l’établissement en limitant les visites et les déplacements et la quarantaine devrait être maintenue pendant au moins 28 jours après la disparition des signes cliniques.