À deux sur la patinoire de l’UPA : Martel conciliant, Drainville tendu!

Ce n’est pas coutume, mais ce matin les deux ministres de l’Agriculture, Donald Martel et de l’environnement, Bernard Drainville, étaient sur la tribune du congrès de l’UPA. Ce n’était pas arrivé depuis le duo Lamontagne/Charrette en 2020.

Beaucoup de questions de la salle sont restées sans véritables réponses. Si l’un était d’un ton cordial comme il nous a habitués depuis sa nomination, il s’agit de Donald Martel, l’autre était quelque peu plus tendu, il s’agit de Bernard Drainville.

« Oui on va être jugé sur nos résultats : vous jugerez, c’est ça mon état d’esprit», a déclaré Bernard Drainville après une pluie de questions pour lesquelles il n’y avait pas forcément de réponses immédiates.

Aux divers micros certains se sont étonnés que le gouvernement parle de renforcement de la Loi sur la protection du territoire agricole quand sur le terrain les producteurs disent constater des allègements dans le nouveau règlement «avec l’article « R.1.1» sans autorisation de la CPTAQ». Les producteurs s’étonnaient aussi de l’absence d’un registre des transactions, et du manque de limite aux usages non agricoles (UNA)

Le gouvernement donne les forêts publiques, dit Pierre Lemieux

Les présences aux micros ont fait état des soucis quant à l’achat local et québécois qui ne serait pas assez présent dans les institutions publiques ou comme l’a rappelé Pierre Lemieux ancien vice-président de l’UPA, l’aberration lorsque le gouvernement « donne ses forêts publiques» alors que les producteurs de forêts privées en pâtissent. Il  a précisé  représenter ainsi la colère de 170 000 producteurs. Sa fille Nathalie Lemieux a lancé un véritable cri du cœur pour les régions éloignées et Jean-Claude Charrette, un autre producteur a fait état d’un cas particulier d’un cours d’eau qui part de l’Ontatio (où les règlements seraient quasi inexistants), qui passe sur sa terre avec toutes les normes imposées par Québec pour finir son parcours en ville où la municipalité déverserait ses eaux usées. On a senti le ministre de l’Environnement quelque peu irrité par des dossiers très précis. Il  a déclaré ne pas être là pour faire du cas par cas.

Donald Martel a tenu dans ses réponses le même discours que depuis son intronisation :

« Je suis là depuis deux mois. J’entends ce que vous dites», demandant de l’indulgence à son auditoire.

Il reste quelques mois au gouvernement caquiste pour renverser la vapeur alors que leur position dans les sondages est au plus bas. Nul doute que ces deux ministres vont se mettre au travail dans la foulée.

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