Le premier ministre du Canada Mark Carney en Chine vient de prendre entente avec ses dirigeants pour augmenter de 50% les exportations en Chine d’ici 2030. On parle de développement par des investissements en coentreprises, de l’arrivée de véhicules électriques chinois au Canada et de baisse des tarifs sur le canola exporté par les Canadiens. Il semble que le premier ministre du Canada veuille rappeler aux dirigeants du monde que le libre-échange est bien la clef de l’économie et de notre enrichissement collectif!
Ce marché chinois donne accès à 1,4 milliard d’habitants. Si aujourd’hui nos marchandises sont dirigées à 75% vers les États-Unis et seulement à hauteur de 4 % vers la Chine, Marck Carney vient de poser les jalons du futur. Le premier ministre canadien a décidé de voir la Chine par l’angle du commerce afin, fort probablement, de sortir des griffes de nos voisins du sud toujours plus dominants et exigeants.
S’il est vrai que le libre-échange est la base du commerce et de l’enrichissement des sociétés, c’est encore plus vrai lorsque celui-ci est réparti parmi plusieurs acteurs économiques. Et tant que les États-Unis, pourtant chantre du libre-échange sous Reagan, ne reviendra pas à la réalité de l’économie nord-américaine telle qu’elle a été pensée et construite dans les dernières décennies, la seule option est que le Canada active ses réseaux ailleurs sur la planète pour être moins dépendant.
On est loin du froid diplomatique de 2017 qui s’était installé entre la Chine et le Canada après l’arrestation de Meng Wanzhou, dirigeante du géant chinois des télécommunications Huawei, à la demande des États-Unis. Loin aussi l’histoire des « deux Michael », Michael Kovrig et Michael Spavor, emprisonnés par la Chine en représailles.
Dans un système mondial «chamboulé», comme le répète Mark Carney, il était urgent d’ouvrir des voies de renouveau.
Le Canada s’attend ainsi à ce que la farine de canola, le homard, le crabe et les pois canadiens ne soient pas soumis à des droits anti-discrimination pertinents à compter du 1er mars 2026 et jusqu’à la fin de cette année au moins.