Au salon de l’Agriculture de Saint-Hyacinthe cette année, Pierre-Yves Mcsween donnait une conférence intitulée « Comment bâtir ma marque entrepreneur». Ce fut l’occasion aussi de nous parler de son parcours médiatique et de ses réalisations à titre d’auteur notamment avec ses livres à succès : En as-tu vraiment besoin? et Liberté 45 mais aussi de faire quelques incartades politiques et une chose est sûre : il ne briguera pas le poste de premier ministre du Québec.
Interrogé lors de la période de question par le public sur ses intentions politiques depuis l’annonce le jour même de la démission de François Legault il dira avec humour : « Lui il a fait 14 millions avec Air Transat puis il a parti son club social, la CAQ, et ensuite il prend sa retraite et j’ai pas 14 millions».
Sa conférence s’adressait aux producteurs qui développent leur image de marque et leurs offres commerciales : machinerie, services à forfait, déneigement, kiosque fermier et autres activités. Dans cette conférence, Pierre-Yves McSween explique comment un producteur peut se faire connaître, se démarquer et présenter clairement son entreprise pour attirer davantage de clients et créer de nouvelles occasions d’affaires. Le tout a été présenté avec de nombreux exemples et toujours sur un ton jovialiste et humoristique ce qui n’est pas donné à tous les comptables puisque c’est à la base son vrai métier.
Interrogé par le public sur l’ambiance anxiogène sur le plan géopolitique il explique qu’avant dans le passé, on avait déjà peur du nucléaire et de perdre nos terres, « On a encore peur et les gens qui ont des quotas dans la salle sont plus apeurés que moi» dit-il mais ,ajoute-t-il « C’est sûr si tu as plus de 50 ans et pas d’enfants c’est moins inquiétant, toutefois les agriculteurs, on a besoin de vous. La terre, faut la travailler, le nombre d’humains sur terre va continuer d’augmenter.»
Interrogé sur les accords de libre-échange avec les États-Unis qui seront bientôt à nouveau d’actualité, il rappelle que « le président de l’autre bord a 79 ans, il faut voir Trump comme une grosse covid, ça va passer», a-t-il conclu.