Maladie bien connue du milieu équin, la gourme demeure une préoccupation récurrente dans les écuries du Québec. Très contagieuse, cette infection bactérienne causée par Streptococcus equi touche principalement les voies respiratoires supérieures des chevaux et peut se propager rapidement lorsque les mesures de biosécurité ne sont pas rigoureusement appliquées.
Chaque année, des cas sont signalés dans différentes régions de la province, autant dans des écuries privées que dans des centres d’entraînement, des pensions ou à la suite de déplacements pour des compétitions et des événements équestres. L’intensification des échanges entre chevaux — ventes, transports, expositions, cliniques et concours — augmente le risque d’introduction de la maladie.
Une mise en garde officielle
Face à cette situation, le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ) a récemment émis une mise en garde concernant la présence de cas de gourme dans certaines installations équines. Cette alerte, relayée par Cheval Québec, vise à sensibiliser l’ensemble de la communauté équestre à l’importance de renforcer immédiatement les mesures de prévention et de surveillance dans les écuries.
Deux régions du Québec sont identifiées depuis décembre 2025, il s’agit de la Montérégie et Bas Saint-Laurent. Le MAPAQ rappelle que les écuries concernées sont actuellement en quarantaine. Il précise aussi qu’en Ontario onze éclosions de gourme ont été signalées et demandent aux propriétaires du Québec de faire preuve de prudence lors de déplacements d’animaux.
Des symptômes à ne pas ignorer
La gourme se manifeste généralement par de la fièvre, un abattement marqué, un écoulement nasal épais, une toux et un gonflement douloureux des ganglions sous la mâchoire, pouvant évoluer en abcès. Bien que la majorité des chevaux s’en remettent avec des soins appropriés, des complications peuvent survenir, notamment la gourme bâtarde ou le purpura hémorragique, rendant la maladie potentiellement grave.
La prévention comme principal rempart
Les vétérinaires et les organismes du milieu équin s’entendent sur un point : la prévention demeure la meilleure protection. L’isolement des nouveaux chevaux pour une période minimale de 10 à 14 jours, la prise quotidienne de la température, la désinfection du matériel partagé et la gestion rigoureuse des contacts entre chevaux sont des pratiques essentielles.
En présence d’un cas suspect ou confirmé, la mise en quarantaine immédiate de l’animal et des chevaux exposés est primordiale afin de freiner la propagation de la maladie.
Une responsabilité collective
Au Québec, la gourme rappelle l’importance d’une responsabilité collective au sein de la communauté équestre. La collaboration entre propriétaires, gestionnaires d’installations, vétérinaires et organismes comme Cheval Québec est essentielle pour protéger la santé des chevaux, éviter les fermetures temporaires d’écuries et limiter les impacts économiques et sportifs associés à une éclosion.