Géraldine Woessner a tweeté sur X un message le 21 janvier pour souligner son bonheur d’avoir obtenu une entrevue pour le journal Le Point avec Vaclav Smil. M. Smil, auteur d’environ 40 livres ( dont le dernier «Comment nourrir le monde»- éditions Arpa.) et référence « absolue» dit-elle, sur l’énergie, le climat ou les systèmes alimentaires.
La journaliste Woessner rappelle que Smil a écrit sa thèse en 1972 sur les impacts environnementaux de la production d’électricité au charbon, en particulier les effets de la pollution atmosphériques alors qu’il vivait sous « la chappe de plomb communiste de la République Tchèque», ce qui, dit-elle, l’a vacciné à jamais de la désinformation et de la science de propagande.
La journaliste le qualifie de chercheur extraordinaire et il se trouve qu’il vit aujourd’hui au Canada à Winnipeg.
Alarme sur l’effondrement de l’esprit critique
Woessner, déjà très critique envers certains écologistes apprentis dans le cadre du livre ‘’Les illusionnistes’’ qu’elle a coécrits avec Erwan Seznec, n’hésite pas à critiquer dans son tweet le médiatique journaliste Hugo Clément qui officie auprès de Léa Salamé dans l’émission de divertissement sur France 2 le dimanche soir, «Quelle époque» ou Marine Tondelier, la nouvelle figure écologiste dans l’hexagone. Elles les accusent de diffuser des fake news sur le climat, elle aimerait « qu’ils lisent Vaclav Smil, apprennent les ordres de grandeur, s’informent aux meilleures sources- celles de limites physiques, de la science laborieuse, qui peine et qui doute.»
Smil, dit Woessner, sonne l’alarme et dit que « l’effondrement de l’esprit critique a conduit l’Europe à promouvoir des politiques non seulement irréalistes, mais néfastes pour l’humanité et pour le climat.
Comme dit Géraldine Woessner, Vaclav Smil n’apporte pas de solutions toutes faites, mais « il challenge notre intelligence, à grands coups de faits glaçants, incontournables et forcément désagréables.»
L’énergie numéro 1, la nourriture!
Ces jours-ci, Vaclav Smil, ce chercheur scientifique canadien, membre de la Société royale du Canada et de l’Ordre du Canada était aussi à Radio-France.
Il y a déclaré : «Tout scientifique honnête devrait refuser de répondre à ces enjeux du réchauffement climatique par une réponse courte ! ». Il tente alors d’expliquer les complexités du monde, mais évoque aussi les enjeux alimentaires : «L’énergie numéro un, ce n’est pas le pétrole ou le gaz naturel : c’est la nourriture !».