Une consultation sur la CPTAQ en début de mandat pour les conservateurs

La Vie agricole a pris connaissance des intentions du parti d’Éric Duhaime s’il devait prendre le pouvoir au Québec lors des prochaines élections. Au programme de celui-ci, on peut constater quelques propositions phares en agriculture qui pourrait changer les paradigmes.

Le Parti conservateur du Québec (PCQ) en cas de victoire a mis de l’avant certains points lors de son récent congrès : « Pendant 4 ans, un gouvernement du PCQ ne mettra en place aucune nouvelle réglementation restrictive en agriculture et diminuera la lourdeur administrative des producteurs agricoles afin de leur permettre de se concentrer pleinement au développement de leurs entreprises».

La fin du « mur à mur»

Le PCQ souhaite aussi réformer la protection du territoire agricole. Il a été rappelé que lors d’une consultation effectuée par le PCQ, l’un des éléments rapportés unanimement par les participants était la nécessité de réformer la Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles et son institution, la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ). Le PCQ mettrait fin au « mur à mur».

Il a été pris pour exemple le projet Ferme 59 réalisé dans la MRC de l’Érable qui a permis de morceler de petites superficies de terres agricoles pour des projets d’entreprises économiquement viables.

Plus de latitude aux municipalités

Le PCQ dit avoir pour leitmotiv  le développement économique des régions et leur vitalité. S’il est élu, le PCQ amorcerait une consultation dans une première moitié de mandat auprès de citoyens, des représentants du monde agricole, des municipalités, des MRC, des autres instances municipales et des ministères concernés sur une réforme en profondeur de la Loi sur la protection du territoire agricole et des activités agricoles de façon « à réaffirmer ses principes avec la réalité d’aujourd’hui et à adopter une nouvelle loi avant la fin du premier mandat».

Les conservateurs au pouvoir donneraient plus de latitudes aux municipalités pour qu’elles puissent morceler des terres dynamiques pour des projets agricoles de circuit court.

Autre point souligné lors du dernier congrès du PCQ : légiférer en matière de services essentiels pour y ajouter un service minimum de tous les transformateurs alimentaires primaires afin d’éviter des gaspillages.

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