«L’agriculture française est en danger», a déclaré cette semaine le président de la FNSEA, Arnaud Rousseau. «L’Agriculture du Québec est à la dérive» proclamaient, l’an passé, les coprésidents de l’Institut Jean-Garon, Michel Saint-Pierre et Guy Debailleul dans leur écriture à six mains avec Suzanne Dion qui fut secrétaire générale de la Commission sur l’avenir de l’agriculture et de l’agroalimentaire québécois.
Le président de la FNSEA, plus important syndicat agricole de l’hexagone tire la sonnette d’alarme comme l’Institut Jean-Garon au Québec l’a fait l’an passé en publiant un livre aux Éditions Léméac : «Notre agriculture à la dérive».
Le salon de l’agriculture à Paris sous tension
C’est donc sous tension que s’ouvre ce samedi 21 février le Salon de l’agriculture de Paris dans un contexte de crise. Au cœur de la problématique : des crises sanitaires qui s’appellent dermatose bovine ou grippe aviaire, des crises économiques avec des importations à bas coûts provenant d’Ukraine ou d’Amérique du Sud, des crises des prix du lait et des céréales payés à la ferme.
Certains syndicats boycotteront la venue du président de la République
La FNSEA, syndicat majoritaire veut maintenir l’esprit de discussion et concertation avec le gouvernement malgré tout, alors que les autres syndicats, la Coordination rurale et la Confédération paysanne ont déjà annoncé qu’ils boycotteront la venue du président de la République.
Stockage de l’eau et conformité aux normes européennes pour les pesticides
Le président de la FNSEA voit l’agriculture française en danger et proposera une feuille de route pour les prochaines élections présidentielles de 2027 lors de son prochain congrès syndical à Caen en Normandie en mars prochain. Il évalue une perte dans le soutien de l’Union européenne de l’ordre de 8 à 9 milliards d’euros.
La FNSEA vise des objectifs nationaux de stockage de l’eau et un principe de reconnaissance mutuelle systématique en ce qui a trait aux pesticides.
L’Institut Jean-Garon s’implique dans le débat politique à venir
L’institut Jean-Garon est quant à lui en train d’écrire lui aussi une feuille de route pour une agriculture diversifiée et dynamique qu’il remettra aux différents partis politiques qui seront eux aussi en élection dans les prochains mois au Québec. On peut déjà vous dire que l’objectif de l’Institut Jean-Garon est de vitaliser tout le potentiel agricole du Québec notamment avec des plans de développement agricole par région sur la base de la multifonctionnalité, la diversification et l’occupation du territoire.
L’année 2026 est l’occasion de célébrer les 10 ans d’existence de l’Institut Jean-Garon qui ne manquera pas de s’exprimer dans le débat public, à l’image de ce qu’était le grand homme politique Jean Garon.