Québec Solidaire (QS) a joint La Vie agricole pour préciser sa démarche future en agriculture : «La stratégie agroalimentaire d’un gouvernement solidaire reposera sur les principes suivants : la souveraineté et la sécurité alimentaire; l’alimentation et l’agriculture écoresponsable à échelle humaine, locale, respectueuse des travailleuses et travailleurs et des écosystème ; le respect d’un commerce juste et équitable et la protection du secteur dans les accords de libre-échange; la valorisation du métier, la sécurité du revenu et la qualité de vie des agricultrices et agriculteurs et de leur relève; le soutien à l’adaptation aux changements climatiques et à une agriculture plus écoresponsable; l’adaptation aux différentes particularités régionales; l’accès universel et la priorisation obligatoire des produits locaux dans nos institutions publiques; le bien-être animal; et la mise en valeur des paysages et de la biodiversité des territoires», nous a écrit Quentin Janel, directeur des communications de QS.
Les actions prévues en faveur de l’écologie
Pour y parvenir, un gouvernement solidaire procédera à une réforme globale afin de soutenir les producteurs et productrices dans leur transition vers une agriculture viable et à plus faible impact écologique, nous dit-on.
Rendre aux agriculteurs le choix de la taille et fonction de leur ferme
Un gouvernement QS faciliterait aussi la diversification des formes de propriété (coopératives, agences de propriété foncière communautaires, fiducies foncières agricoles, subdivision des terres agricoles existantes, etc.) pour rendre aux agricultrices et agriculteurs le choix de la taille et de la fonction de leur ferme.
Terres interdites aux fonds d’investissement
Un gouvernement QS interdirait l’achat de terres agricoles par des fonds d’investissement afin de les retirer de la spéculation et de réserver leur propriété aux producteurs et productrices agricoles, poursuit Quentin Janel.
Place aux décisions dans les régions
Selon QS, une fois en poste, les élus de ce parti feraient de la place aux décisions par les régions,« via les nouveaux conseils régionaux de développement et de transition (CRDT) et en collaboration avec les municipalités régionales de comtés (MRC)». Les régions se verraient alors confier «des pouvoirs d’aménagement du territoire visant la diversification des modèles agricoles en fonction des réalités locales ainsi que la cohabitation des affectations résidentielles, commerciales, agricoles et de protection de l’environnement afin d’améliorer la qualité de vie et de travail des
agriculteurs et agricultrices».