On sait que le groupe duBreton vise à convaincre que le bien-être animal doit être au cœur de l’industrie porcine et il n’hésite pas à se comparer avec les précurseurs en ce domaine comme en Californie et à participer à des campagnes publicitaires comme celle actuellement lancée par la SPCA Montréal. Au même moment, SwineTV vient de signaler une récente décision d’un tribunal fédéral aux États-Unis qui a rejeté le recours du ministère de la Justice américaine contre la Proposition 12 de Californie, confirmant une réalité que l’industrie porcine ne peut plus ignorer.
C’est quoi la proposition 12 ?
La Proposition 12 de Californie (Prop 12), validée par la Cour Suprême en 2023, interdit la vente de viande porc, veau et d’œufs issus d’animaux confinés de manière cruelle en espace restreint. Elle impose des normes de logement minimales au-delà des frontières californiennes, affectant tout producteur souhaitant vendre sur ce marché. La Proposition 12 est donc en vigueur et elle façonne l’avenir de la production.
Ce n’est plus un débat
La décision du tribunal maintient pleinement les exigences californiennes : Pour les producteurs, les intégrateurs et les partenaires de la chaîne d’approvisionnement, le message est clair : il ne s’agit plus d’un débat juridique, mais d’un enjeu opérationnel.
Qui est prêt à ce changement de mentalité ?
Le couperet est tombé et cette fois-ci ce n’est pas le porc qui perd la tête, mais ceux qui dans le secteur agroalimentaire ont fait l’autruche tant d’années.
Avec la Proposition 12, chaque acteur de la chaîne doit définir comment il appliquera la loi et restera compétitif.
«La Proposition 12 représente bien plus qu’une simple réglementation : elle marque un changement structurel dans la manière dont le porc est produit, commercialisé et valorisé», explique SwineTV.
Ce qui est clair aujourd’hui : Les systèmes de production ne sont plus uniformes ; Les circuits de distribution ne sont plus interchangeables et les décisions stratégiques ont désormais des répercussions à long terme sur les infrastructures.
Plus de place au marché de niche ?
Qui est vraiment prêt au Québec pour cet avenir segmenté qui devra faire de plus en plus de place au porc de niche ?
L’accès au marché californien, et à d’autres marchés appliquant des normes similaires, est désormais directement lié aux pratiques de production.
Le Québec est-il prêt à redéfinir ses politiques publiques liées aux décisions de production, à accroître les pratiques de bien-être animal. Qui sera le leader visionnaire de ce virage ? Est-ce que Vincent Breton, président du groupe duBreton sera le capitaine de ce paquebot des politiques publiques si dur à faire changer de cap sans qu’il ne déraille !