Le journal Le Devoir publiait aujourd’hui que l’un des plus importants projets immobiliers au Canada se réaliserait dans le secteur de l’ancien hippodrome de Montréal et de la station de métro Namur. Il s’agit de l’ancien site du mythique Blue Bonnet. Il est heureux que Montréal offre de nouvelles possibilités de logement, mais bien triste que cela se fasse aux dépens d’un lieu qui fut au cœur de la synergie du monde des courses hippiques et de l’élevage. Ce secteur abandonné depuis des décennies semble vouloir revivre alors que le monde du cheval reprend lui aussi de la vigueur. Ceux qui seront au salon professionnel de Saint-Hyacinthe du 22 au 24 mai prochains pourront en témoigner.
Le projet de logement devrait être géré par un organisme à but non lucratif dans le but de construire des milliers de logements sociaux et communautaires qui seront appelés GALOPH, nous apprend-on. Avec un tel nom, il est surprenant que les choses ne soient pas allées plus vite dans sa mise en place!
«La ministre des Affaires municipales, Geneviève Guilbault dit répondre à une demande de la mairesse de Montréal, Soraya Martinez Ferrada qui cherche à accélérer le développement de ce futur quartier de près de 20 000 logements, dont la moitié seraient hors marché», écrit Le Devoir.
Le tout serait accompagné d’un projet de loi qui permettrait à la Ville de transférer à GALOPH des revenus de taxe foncière pour ses opérations et l’OBNL en charge du projet serait exempté de taxes foncières sur les immeubles dont il est propriétaire. Vu le lieu utilisé pour soulager la problématique de logement, il serait intéressant que sur la partie résidentielle mise en vente au prix du marché qu’un pourcentage revienne au monde des courses hippiques et de l’élevage qui a tant perdu avec la fin de Blue Bonnet!
Ce futur quartier Namur-Hippodrome est l’un des plus grands projets immobiliers au pays. Une entente de 320 millions de dollars entre Québec, Ottawa et la Ville de Montréal, annoncée en septembre dernier, a ouvert la voie au lancement de ce chantier de près de 20 000 logements, dont la moitié sera hors marché.