Fermeture d’un des douze hippodromes en Ontario : Au Québec c’est « Minuit moins une»

C’est la fin des courses à l’hippodrome Rideau-Carleton à Ottawa après plus de 60 ans d’activités. Les dirigeants ont annoncé avoir pris cette décision après des discussions infructueuses avec Ontario Racing qui représente l’industrie des courses dans la province et dirige les programmes d’amélioration des races. C’est désolant pour la province voisine, mais au Québec, il ne reste qu’un seul hippodrome professionnel, en Ontario, onze autres sont encore existants. Pour le Québec, c’est «minuit moins une».

 

Aller de l’avant!

Pourtant à Rideau-Carleton, les infrastructures existantes avaient été modernisées. Guillaume Richard, directeur général du Club Jockey du Québec s’est attristé de cette nouvelle, mais a tenu à préciser les efforts actuels au Québec pour un vent positif dans le monde des courses.

« L’annonce de la fermeture de Rideau Carleton est venue ébranler notre industrie. Nos pensées vont à tous les hommes et femmes à chevaux touchés de près par cette situation. Mais malgré tout, nous devons regarder vers l’avant. Au Québec, nous avons amorcé depuis quelques mois un élan positif. Ce n’est pas le moment de reculer. Au contraire, c’est le moment de se serrer les coudes et de continuer à bâtir».

Il a aussi déclaré avoir pris contact avec ses collègues en Ontario afin d’ouvrir la porte à une collaboration, si une opportunité se présentait.

Les courses hippiques bien représentées à Cheval & Cie

Le Jockey Club du Québec sera d’ailleurs bien présent au salon du cheval à Saint-Hyacinthe du 22 au 24 mai prochains et plusieurs activités risquent d’interpeller positivement le public, notamment le simulateur de courses.

«Les courses au Québec sont bien vivantes», ajoute Guillaume Richard. On se rappellera que la semaine passée une annonce a été faite pour dévoiler des bourses plus élevées à l’hippodrome de Trois-Rivières.

Si au Québec, c’est le dernier hippodrome professionnel existant, il en reste encore 11 autres en Ontario. Québec a encore un bon bout de chemin à faire pour rattraper la province voisine et se relancer comme il se doit.

À l’inverse de la logique

Cette décision pour l’hippodrome Rideau-Carleton est certes un coup de massue et va à l’inverse de la logique. Alors que les problématiques de santé mentale sont de plus en plus soulevées dans notre société, il serait temps que le jeu se recentre sur des courses réelles plutôt que des machines à sous qui génèrent plus facilement un comportement compulsif.

Le monde politique si enclin à parler au monde des régions et si enclin à développer l’économie de la ruralité va devoir prendre ses responsabilités et accompagner le monde équin qui est au cœur de la vitalité des régions.

Le salon Cheval & Cie compte bien le démontrer dans quelques semaines. Le célèbre entraîneur Jean-Pierre Dubois sera d’ailleurs présent le jour de l’ouverture du salon pour rappeler la qualité du Québec pour y élever des chevaux, lui, qui a été un amoureux de la belle province pendant des décennies.

 

 

 

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