Marcel Lacaille, bien connu pour avoir été à la tête des plus grands élevages de chevaux de course au Québec interpelle dans une entrevue avec La Vie agricole, le ministre de l’Agriculture, Donald Martel : « Je suggère au ministre de l’Agriculture de s’intéresser de près à l’impact que les élevages ont dans les régions du Québec. Pour se faire je lui suggère d’appuyer clairement le développement du seul hippodrome professionnel national à Trois-Rivières (H3R)».
M.Lacaille rappelle que partout dans les régions du Québec, les éleveurs de chevaux sont des gens passionnés attachés aux valeurs du Québec et souligne qu’ils sont les acteurs d’une économie dynamique qui crée la richesse à la grandeur de la province.
Prendre exemple sur l’iconique Jean-Pierre Dubois
«Je suggère au ministre de l’Agriculture de prendre exemple sur Jean-Pierre Dubois, un éleveur et entraîneur iconique reconnu dans le monde entier. M.Dubois a lui-même contribué à l’excellence de l’élevage du Québec dans le passé. Il faut profiter de son passage rarissime au Québec le 22 mai prochain au salon du cheval de Saint-Hyacinthe, Cheval & Cie, pour apprendre de son expérience qu’il a développé aux États-Unis et dans plusieurs pays après son passage au Québec», de dire Marcel Lacaille.
Une unité positive autour du monde du cheval
«Aujourd’hui, trois entités travaillent communément pour le meilleur du monde équin : l’hippodrome de Trois-Rivières sous la direction de Guillaume Cayer (aussi connu comme directeur général du Grand Prix de Valcourt), Le Club Jockey du Québec sous la présidence de Sylvain Descheneaux, un homme d’affaires reconnu à travers le Québec avec sa compagnie Construction Sorel aussi propriétaire de chevaux et l’ATAQ avec à sa présidence Jean-François Reid, qui est dans sa vie civile vice-président de la compagnie Roxboro Excavation. Ils sont tous les trois des hommes d’action concentrés sur la mise en valeur de leur passion pour le monde de l’élevage. Le Québec a la chance de compter sur des personnes de grande valeur et une occasion unique de relancer le monde de l’élevage.», ajoute-t-il.
L’hippodrome de Trois-Rivières doit être déclaré, «Hippodrome national»
Pour M.Lacaille, il est grand temps que le gouvernement du Québec déclare l’hippodrome de Trois-Rivières, «Hippodrome national» et qu’il travaille avec le monde des régions à la relance de la vitalité économique de celles-ci en se souciant d’une réalité oubliée, la force du monde du cheval.
Plusieurs actions seront possibles par la suite pour mettre en valeur la qualité de nos élevages et la création d’une coupe du ministre qui pourrait avoir lieu en septembre prochain est l’une des actions parmi d’autres. Mais une chose est sûre les régions du Québec sont fières de leur développement en terme équin que ce soit dans l’élevage, le saut d’obstacles, les courses hippiques, les randonnées ou le reining. Il est grand temps selon M. Lacaille que le gouvernement prenne conscience de ce qui existe déjà et accompagne les forces vives de ce milieu.
Le ministre doit donner un signal clair et redonner confiance
«Le ministre de l’Agriculture devrait être en mesure de donner un signal clair à son ministère pour que les petits éleveurs reprennent confiance. Si Jean-Pierre Dubois a été en mesure de révolutionner la France et de devenir un exemple à suivre aux États-Unis et partout dans le monde, le ministre Martel ne devrait pas se priver de cette expérience incomensurable qui sera de passage le 22 mai au Québec dans le cadre du salon du cheval», dit M.Lacaille.
Profitons de la «Céline Dion» du monde équin
Qui de mieux pour aider le Québec que celui qui a prouvé son expertise ici avant de briller ailleurs. «Quand une ”Céline Dion” d’un secteur est prête à aider, on ne doit pas rater ça» de conclure Marcel Lacaille