duBreton dépose une demande de conciliation devant l’incapacité du syndicat des Éleveurs de porcs du Québec à s’adapter aux nouvelles réalités de marché.

duBreton a déposé une demande formelle de conciliation auprès de la Régie des marchés agricoles et alimentaires du Québec en vertu de l’article 115 de la Loi sur la mise en marché des produits agricoles, alimentaires et de la pêche.

Cette démarche s’inscrit dans le cadre des négociations en cours entourant l’évolution et l’adaptation de l’encadrement conventionnel de la mise en marché du porc visée par le Plan conjoint des producteurs de porcs du Québec administré par les Éleveurs de porcs du Québec.

Depuis plusieurs mois, duBreton participe aux discussions visant à faire évoluer le cadre conventionnel afin qu’il reflète les profondes transformations du marché porcin. Ces transformations sont notamment marquées par la diversification des filières de production, l’essor de certifications différenciées et la nécessité d’adapter les mécanismes de mise en marché aux réalités propres à chaque type de porc.

Dans ce contexte, duBreton a transmis en novembre 2025 un avis de dénonciation de la Convention de mise en marché des porcs 2023–2026 et a ensuite soumis des projets complets de conventions de remplacement reposant sur une structure distincte selon les types de porcs mis en marché, incluant les porcs biologiques, bien-être animal, certifiés California Animal Care Program ainsi que les porcs nourris aux grains sans antibiotiques ni hormones ajoutées.

Un désaccord fondamental persiste quant à la structure même de l’encadrement conventionnel. Les Éleveurs de porcs du Québec maintiennent une position privilégiant une convention unique applicable indistinctement à tous les types de porcs, ce qui crée une impasse incontournable. ‘’La compréhension des enjeux de développement des produits à valeur ajoutée et des besoins des consommateurs n’est pas là, ça ne fait pas partie de l’expertise du syndicat des producteurs’’ précise Vincent Breton, président de duBreton

La demande de conciliation déposée par duBreton vise donc un objet précis et circonscrit, soit la reconnaissance du principe selon lequel la mise en marché du porc peut être encadrée par plus d’une convention distincte dans le cadre du Plan conjoint, chaque convention étant adaptée à une filière spécifique et pouvant prévoir des modalités et des durées propres. « C’est leur dernière chance, en parlant du syndicat des Éleveurs, de sauver l’intégralité de la mise en marché collective selon le président de duBreton qui précise la faiblesse et la désuétude du système de mise en marché au Québec. Les consommateurs n’acceptent plus certaines pratiques d’élevage désuètes comme l’utilisation de cage, d’antibiotiques et les altérations physiques aux animaux. Les besoins modernes des consommateurs doivent faire partie d’une règlementation simplifiée et moderne ».

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