Cheval & Territoire: un potentiel énorme dans le brouillard

L’Institut Jean-Garon qui organise un panel sur le thème «Cheval & Territoire», le vendredi 22 mai lors de l’ouverture du retour salon du cheval à Saint-Hyacinthe posera à ses interlocuteurs des questions fort pertinentes: «Combien y a-t-il de chevaux au Québec? 80,000… 100,000… 110,000?». Et comme dit l’Institut Jean-Garon: «On ne le sait pas trop! Et qui s’occupe du cheval au gouvernement? On le sait encore moins».

L’institut Jean-Garon, organisme de réflexion sur l’agriculture et le monde régional depuis maintenant 10 ans et celui qui a le plus de crédibilité au Québec lorsqu’il est question de parler de territoire et de son occupation. Alors oui les interrogations qu’il soulève sont majeures: «Est-ce une activité agricole, une activité de loisir ou de tourisme? Probablement un peu tout cela. Ce qui est sûr, c’est qu’à travers tout ce brouillard, on perçoit un énorme potentiel pour l’occupation du territoire, la vitalité des régions, la création d’emplois et le rapprochement de la ville et de la campagne», écrit L’Institut Jean-Garon dans la préparation de cette discussion qui réunira des acteurs majeurs du monde agricole: D’ores et déjà sont attendus à cet échange le directeur général de l’UPA, Charles-Félix Ross, la directrice de Cheval Québec, Ève-Marie Frappier, d’un représentant de la Commission du Territoire Agricole du Québec (CPTAQ) et un représentant de l’Institut Agroalimentaire du Québec (ITAQ).

Une question centrale: Quelle devrait être la place du cheval au Québec?

Afin d’y voir plus clair, l’Institut Jean-Garon profite du Salon du Cheval pour réunir des intervenants du milieu autour d’une question centrale : Quelle devrait être la place du cheval au Québec?

En ouverture, M. Guy Debailleul, agro-économiste et co-président de l’Institut, présentera un état de la situation à partir des données disponibles.

Un premier panel, animé par Mme Suzanne Dion de l’Institut, abordera les exigences et contraintes propres au secteur et discutera de ce que pourrait être le cadre légal et réglementaire idéal pour en soutenir le développement.

Un deuxième panel, également animé par Mme Dion, donnera la parole à des joueurs du secteur, éleveurs, exploitants d’écuries, enseignants, fournisseurs de service qui échangeront sur leur vécu et leurs idées pour assurer le plein développement du potentiel cheval au Québec. Un représentant d’un centre équestre des Pyrénées parlera de l’expérience française. Ce deuxième panel sera l’occasion d’entendre des témoignages de réussite et des perspectives d’avenir.

Enfin, M. Michel Saint-Pierre, agronome, ancien sous-ministre de l’Agriculture et co-président de l’Institut, proposera une synthèse des discussions et des perspectives soulevées.

«Le cheval est une réalité méconnue au Québec, plus forte et structurante qu’on ne le croit.  Nous croyons que notre colloque pourra contribuer à dissiper ce brouillard», de spécifier l’Institut Jean-Garon.

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