Connaissez-vous Coulios HDS ? Probablement pas. C’est pourtant le nom d’un des héros du gala des Aramis tenu le 25 avril dernier à Montréal, la grande fête du cheval, de ses cavaliers et cavalières organisée par Cheval Québec. Coulios HDS est le gagnant cette année du prix, Meilleur cheval origine Québec. Connaissez-vous Dominique Chaloult? Un peu pour ceux qui lisent les génériques : elle est productrice associée de la série à succès «Anti-Gang» mais elle été aussi nommée samedi dernier, Éleveur reconnu de l’année.
Fenêtre sur le monde grouillant du cheval, surtout pour un non initié, ce gala permet de mesurer l’ampleur et la diversité de cet univers. Il y a les éleveurs, les dresseurs, les randonneurs, les reproducteurs, les coureurs, les sauteurs, les bénévoles, les officiels et aussi, bien sûr, les cavaliers et surtout cavalières ( 80% des personnes pratiquant une activité équestre, tout genre confondu, sont des femmes) qui font leur marque tant sur la scène internationale, nord-américaine que québécoise.
Tout ce monde est uni par l’amour de ce grand quadrupède qui partage avec le chien le titre de meilleur ami de l’homme et, à en juger par l’atmosphère, le cheval a le vent dans les voiles au Québec.
Selon Mme Ève-Marie Frappier, directrice-générale de Cheval Québec, la croissance du nombre d’adeptes d’une activité équestre, quelle qu’elle soit, d’entreprises, de clubs et de chevaux, est constante depuis plusieurs années, même si mesurer l’ampleur du phénomène demeure un grand défi.
C’est que le cheval a du mal à trouver sa place dans l’organigramme de la société québécoise. Ainsi, Cheval Québec relève du ministère de l’Éducation en tant que fédération de loisir au même titre que Tennis Québec. « La différence, c’est que nous, notre raquette est un animal de 500 kg et que nous avons deux types d’athlète, le cheval et son cavalier », souligne Mme Frappier. Et, contrairement à la croyance populaire, les activités équestres sont de plus en plus accessibles à tous, si on exclut le monde de la haute performance.
Activité de loisir, de tourisme ou d’agriculture? La question se pose donc car les membres ont à transiger avec une foule d’organismes et de réglementations, que ce soit, en plus du ministère de l’Éducation, celui l’Agriculture, ceux du Tourisme et de l’Environnement, la Commission de protection du territoire agricole et les municipalités. Alors, évaluer le simple nombre de chevaux au Québec est toute une opération.
Ce brouillard sera d’ailleurs un des enjeux du colloque Cheval et Territoire, organisé par l’Institut Jean-Garon dans le cadre du Salon du Cheval du 22 au 24 mai prochain, à St-Hyacinthe.

Sur la photo la photo principale Dominique Chaloult, Éleveur de l’année avec son élevage Élyte et sur cette photo, Roger Deslauriers ( à gauche) récipiendaire d’un Aramis hommage pour son apport historique au monde du cheval québécois et Robert Fournier, président de Cheval Québec
Les lauréats 2025
Activité équestre de l’année
Conférence: Démystifier la réglementation du contrôle antidopage ( Association Gymkhana Richelieu-Yamaska )
Ambassadeur de l’année
Jennifer Levie
Association de l’année
Association Gymkhana Richelieu Yamaska
Athlète de l’année sur la scène nord-américaine
Brooke Mancusi
Athlète de l’année sur la scène internationale
Camille Carier-Bergeron
Bénévole de l’année
Armand Valkenborg
Meilleur Cheval Origine Québec
Coulios HDS
Cheval reproducteur de l’année
It’s all about Smart
Club équestre de l’année
Club équestre des Appalaches
Compétition de l’année
International de Bromont
Éleveur reconnu de l’année
Dominique Chaloult
Entraîneur de l’année
Chelsea Van Lierde
Lieu d’accueil de l’année
Relai du parc équestre du regroupement de sentiers du Club équestre de Mirabel
Officiel de l’année
Chantal Tétreault
Randonneur de l’année
Kim Côté
Prix Hommage
Roger Deslauriers