Selon le dernier bioclip du MAPAQ, la productivité du travail de la pêche marine au Québec et au Canada est en déclin de 2015 à 2024. «L’industrie de la pêche marine au Québec et au Canada traverse une période de transition marquée par un recul notable de sa productivité du travail, laquelle a chuté de -18,1 % au Québec, de 17,3 % dans les provinces de l’Atlantique et de -29,3 % en Colombie-Britannique, entre 2015 et 2024», écrit-on.
Ce déclin s’explique principalement par une forte baisse du volume des débarquements, influencée par les changements climatiques et les quotas fédéraux visant la pérennité des stocks.
Surtout du homard
Paradoxalement, la valeur globale des captures progresse, atteignant une hausse de 38,1 % au Québec. Cette croissance repose toutefois sur une concentration fragile : le homard d’Amérique et le crabe des neiges généraient à eux seuls 95,2 % de la valeur en 2024. Le homard se distingue d’ailleurs par une progression exceptionnelle de son volume de 134,2 %. Parallèlement, le secteur fait face à une pression financière accrue; la rémunération horaire progressant plus rapidement que la productivité, les coûts unitaires de main-d’œuvre ont grimpé d’environ 6,0 % annuellement.