La parole aux producteurs

La baisse du prix du lait au producteur: Et si tout ça était voulu !

(LVA) Jérôme Landry, jeune producteur laitier de Cap-Saint-Ignace s’interroge sur la baisse du lait à 64,12 $ l’hectolitre. Il a reçu LVATV dans son étable et a exprimé son étonnement sur la situation actuelle dans le lait. S’il dit ne pas savoir pourquoi la date du 23 mai a été choisie pour manifester à Longueuil, le jour même où l’UPA souhaite organiser la grande manifestation « TOUS RURAUX», il reconnaît que l’agriculture doit être vue comme diversifiée et qu’il doit y avoir de la place pour la petite agriculture, pour l’agriculture industrielle et pour l’agriculture familiale comme sa ferme. Selon lui c’est souvent l’agriculteur qui représente la ferme familiale traditionnelle qui a de moins en moins de place pour exister. Il croit encore à la gestion de l’offre, mais analyse que la baisse du prix du lait au producteur dans un système censé le protéger fait peut-être l’affaire de certains décideurs pour qu’un jour le libre marché triomphe.

Martin Scott et Yannick Patelli
La parole aux producteurs

La baisse de 1,5 % du quota du lait serait-elle liée à l’entrée du lait diafiltré ? Quel est le rôle d’Agropur ?

«Qui est présent à ces assemblées-là. C’est les délégués qui sont payés, qui ont des per-diems qui sont là, mais ils sont liés par leur entente de déontologie!» de nous déclarer Martin Scott.

Agropur importerait encore du lait diafiltré selon Scott
Martin Scott, producteur et membre Agropur, estime que ce sont toujours les mêmes qui représentent les producteurs et qu’ils sont déconnectés de la réalité de terrain. Il estime notamment qu’Agropur importe encore du lait diafiltré malgré ce que la direction en dit. « Y’a 5 ans c’était environ 24 millions d’importation par année de lait diafiltré, la deuxième c’était 38 millions, la troisième 92… et cette année 2017, 33 ou 34 millions. Le graphique que j’ai vu démontre qu’il y a encore beaucoup d’importation de lait diafiltré».
Au cours de l’entretien qu’il a donné à La Vie agricole, il s’étonne aussi des bonis versés aux dirigeants d’Agropur.
Seul au combat
«Maintenant, oui, je suis seul au combat. Notre UPA, notre fédération c’est son combat de défendre ses producteurs, mais ils sont toujours en conflit avec leurs producteurs, c’est ça que je travaille à démêler».
« Ils se trouvent à me poursuivre moi et les 128 autres, mais il y en avait combien au départ des dossiers. Combien Me William et Me Savoie ont de budget pour nous poursuivre ? Il y a un bout qu’on manque à l’UPA : le 4e fonds et les salaires de MM.Groleau et Charles Félix-Ross c’est comme confidentiel, c’est bizarre pareil!»

Martin Scott et Yannick Patelli
La parole aux producteurs

L’abattoir coopératif est tombé à l’eau !

Quand on lui demande si le projet d’abattoir coop était un beau projet, Martin Scott, producteur répond : « Même si c’était un beau projet, mon prêtre, même s’il ne me voit pas souvent à l’église, il a jamais pensé acheté l’oratoire Saint-Joseph, 4 fois puis 10 fois la valeur du prix avec la secrétaire et le sonneux de cloche! Y’a peut-être du beau là-dedans, mais c’est tombé tout de même», dit-il.
« Pour ce qui est de l’abattoir, je le veux bien, mais pas me faire fourrer une autre fois.»

Martin Scott et Yannick Patelli
La parole aux producteurs

Les bovins Québécois n’ont pas de traçabilité puisqu’abattus en Pennsylvanie

Martin Scott rencontré sur sa ferme à Ste-Hyacinthe nous explique qu’une fois abattu en Pennsylvanie, on perd totalement la traçabilité du bœuf élevé au Québec : « La fédération de l’UPA nous a installé un beau système de traçabilité en 2000-2001 pour la traçabilité de l’étable à l’assiette, mais les puces ils perdent le contrôle en partant d’ici. J’ai découvert en plus la semaine passée que c’est une subvention du fédéral ( Cultivons l’Avenir2 ) que l’UPA s’approprie pour créer des programmes comme ça!», dit-il.

Martin Scott et Yannick Patelli
La parole aux producteurs

Abattoirs Billette et Colbex : « C’es-tu de la fraude?» demande Martin Scott

«J’ai appris après les fêtes que l’association (Association de défense des producteurs de bovins-ADPBQ-) a fermé en septembre dernier». Martin Scott se dit alors surpris d’apprendre qu’ils sont plus d’une centaine à être en désaccord avec l’entente prise en L’ADPBQ et la Fédération des producteurs de bovins. «La greffière spéciale en a énuméré 128», dit-il. Il poursuit donc son combat «à cause des investissements astronomiques et des faillites qui s’en sont suivies», dit-il.