Martin Scott et Yannick Patelli
La parole aux producteurs

La baisse de 1,5 % du quota du lait serait-elle liée à l’entrée du lait diafiltré ? Quel est le rôle d’Agropur ?

«Qui est présent à ces assemblées-là. C’est les délégués qui sont payés, qui ont des per-diems qui sont là, mais ils sont liés par leur entente de déontologie!» de nous déclarer Martin Scott.

Agropur importerait encore du lait diafiltré selon Scott
Martin Scott, producteur et membre Agropur, estime que ce sont toujours les mêmes qui représentent les producteurs et qu’ils sont déconnectés de la réalité de terrain. Il estime notamment qu’Agropur importe encore du lait diafiltré malgré ce que la direction en dit. « Y’a 5 ans c’était environ 24 millions d’importation par année de lait diafiltré, la deuxième c’était 38 millions, la troisième 92… et cette année 2017, 33 ou 34 millions. Le graphique que j’ai vu démontre qu’il y a encore beaucoup d’importation de lait diafiltré».
Au cours de l’entretien qu’il a donné à La Vie agricole, il s’étonne aussi des bonis versés aux dirigeants d’Agropur.
Seul au combat
«Maintenant, oui, je suis seul au combat. Notre UPA, notre fédération c’est son combat de défendre ses producteurs, mais ils sont toujours en conflit avec leurs producteurs, c’est ça que je travaille à démêler».
« Ils se trouvent à me poursuivre moi et les 128 autres, mais il y en avait combien au départ des dossiers. Combien Me William et Me Savoie ont de budget pour nous poursuivre ? Il y a un bout qu’on manque à l’UPA : le 4e fonds et les salaires de MM.Groleau et Charles Félix-Ross c’est comme confidentiel, c’est bizarre pareil!»

À VOIR

Eric Bernard & Yannick Patelli présentent La Vie agricole – Février 2018

À VOIR, POLITIQUE

Savard-Tremblay parle de nation à l’ère de la mondialisation

Dans le cadre du Forum Jeunesse du Bloc Québécois de la Capitale nationale, Simon-Pierre Savard-Tremblay, chroniqueur à La Vie agricole, donnait une conférence hier au Café du Temps perdu à Québec sur la rue Myrand.
Le thème était: La nation à l’ère de la mondialisation. Il a expliqué pourquoi il désavoue les accords de libre-échange et en a profité pour revenir sur l’ère Charest qu’il considère comme le summum de l’affaiblissement de l’État québécois.