L’UPA sort l’artillerie lourde pour contrer Paradis

Alors que l’UPA organisait des manifestations à Cowansville devant les bureaux du ministre de l’Agriculture, Pierre Paradis, elle tenait vendredi dernier à l’Assemblée nationale à Québec, un point de presse réunissant l’UPA, la Fédération des municipalités, des producteurs, mais aussi le parti québécois avec la présence d’André Villeneuve, critique en matière agricole et Jean-François Lisée, le chef. Ils critiquent tous véhément le projet du ministre Paradis.

Jean-François Lisée a qualifié la situation de « tempête parfaite» pour l’agriculture québécoise. Il se dit totalement contre cette réforme du programme de remboursement des taxes foncières et juge que le ministre Paradis joue sur les mots lorsque La Vie agricole lui rappelle que le ministre Paradis déclare donner ainsi accès à 2500 fermes de plus et augmenter de 22,5 millions de dollars le programme sur trois ans.

Pour lui l’augmentation des taxes est juste liée à l’augmentation de la valeur des terres. Il dit aussi que du temps du gouvernement Marois, on ne voulait pas dans le cadre des ententes internationales sacrifier le fromage au profit du bœuf canadien. « Depuis que les libéraux ont pris le pouvoir, on a sacrifié le secteur laitier. La compensation ne doit pas être de 300 millions, mais de 1,5 milliard. Il y a des intérêts qui ont l’oreille du premier ministre Trudeau» de dire Lisée, dit-il.

« Paradis n’écoute pas le milieu. C’est une non-reconnaissance de la ruralité québécoise», a dit quant à lui, Pierre Lemieux, premier vice-président de L’UPA. Pour lui, il est faut de dire que le nouveau programme évitera l’augmentation de taxes. Questionné par La Vie agricole en conférence de presse sur la crainte à l’UPA de perdre du membership, il a répondu que là n’était pas le sujet puisqu'il existe l’autre loi qui oblige  chaque exploitation qui déclare plus de 5000 $ de revenu à payer la cotisation à l’UPA.

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