Toujours le même objectif pour Cartier: la fin du monopole syndical !

Jacques Cartier, président du Conseil des entrepreneurs agricoles, lors de la soirée de l’assemblée générale de l'organisation soeur, Les Céréaliers du Québec, à l’hôtel Rive Gauche à Beloeil, le 9 février, a réitéré l’importance de l’appui des agriculteurs au mouvement enclenché depuis plusieurs années par Les Céréaliers du Québec et le Conseil des entrepreneurs agricoles pour obtenir la reconnaissance d’accréditation syndicale pour leurs organisations. Le focus reste le même : obtenir le pluralisme syndical au Québec !

« Nous avons besoin de cette reconnaissance, a-t-il dit, pour défendre réellement nos intérêts et notre vision du développement de l’agriculture au Québec.»

Jacques Cartier a souligné par ailleurs, suite à la consultation de la Financière agricole le printemps dernier, le choix majoritaire des producteurs de maïs et de soya pour les programmes Agri malgré les pressions et les manifestations de l’UPA et des Producteurs de Grains du Québec ( PGQ)

M.Cartier s’est dit fier que le résultat de cette consultation ait amené 57 millions de surplus dans les coffres de la Financière agricole et a rappelé l’importance de faire des représentations pour que ces sommes soient remises directement plutôt que redirigées vers d’autres projets contrôlés par PGQ.

Jacques Cartier a rappelé que le dossier du 50 cents du SRDI était toujours devant la Régie des marchés. Il s’est offusqué par ailleurs que « 575 producteurs sur les 11 000, dont un fort pourcentage sont administrateurs au PGQ ou à l’UPA décident pour nous pour un système dépassé et discutable.»

 

 

Par la suite Jacques Cartier a souligné la qualité du travail accompli par Pierre Paradis pendant son mandat et a félicité Laurent Lessard pour sa nomination en appelant à une collaboration entre le nouveau ministre et le Conseil des entrepreneurs agricoles. Tout en félicitant M. Lessard d’avoir annulé la réforme des taxes foncières agricoles, il a rappelé : « Avec ce dénouement, on revient à la case départ et le remboursement des taxes redevient lié au paiement de la cotisation syndicale à l’UPA.»

Il a souligné la nécessité pour son organisation et pour L’Union paysanne de reprendre le combat communément au sujet du monopole syndical.

Pour Cartier, tant qu’il y aura le monopole syndical, « Le débat sur l’accaparement des terres et le droit de propriété de nos terres sera remis en cause et les projets de développement de nos fermes et de l’agriculture seront carrément bafoués.»

Nous apprenions au cours de cette soirée, le retrait de Louis Joyal de la présidence des Céréaliers du Québec et la nomination de Clément Leblanc. Alors que l’ancien ministre de l’Agriculture, Pierre Paradis animait la soirée de l’an passé, Stéphane Billette, whip en chef du gouvernement était le conférencier cette année. (Voir l’autre texte)

Sur  la photo de la Une, Louis Joyal, Stéphane Billette et Jacques Cartier et sur la photo ci-dessous, Jacques Cartier lors de son discours.

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