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Si l’ATAQ ( Association de trot et amble du Québec) vit avec un budget de 85 000 $, cela ne semble pas être le cas de toutes les organisations. Pour le Jockey Club Québec (CJQ) c’est plutôt un budget avoisinant 6 millions de dollars. Et pour les salons de paris ? Ce n’est pas mal non plus! On parle de 2,8 millions de dollars. Un peu surprenant alors me confient plusieurs sources parmi les propriétaires de chevaux qu’avec un tel tableau le CJQ veuille renégocier son entente avec l’ATAQ pour lui couper son budget de 40 000$. «Pourquoi ne pas renégocier le pourcentage donné aux salons de paris pour donner plus d’argent aux bourses ou créer plus de programmes de courses!», me dit-on.
Selon les informations recueillies il se joue pour 77 millions de dollars de paris chaque année au Québec dont 41 millions dans les salons de paris.
Comment ça se réparti?
Hormis les 41 millions de dollars qui se jouent dans les salons de paris, ceux à l’Hippodrome de Trois-Rivières sont de l’ordre de 5 millions de dollars (incluant les courses à Trois-Rivières et les courses hors Québec). Les montants gérés sur HPI (plateforme électronique pour le pari) sont d’environ 31 millions de dollars.
Dans les salons de paris, 78,5 % des mises sont retournées aux joueurs ce qui laisse donc 21,5% à diviser en profit selon l’endroit où le pari est fait donc une belle somme de 8,8 millions de dollars dont 2,8 millions de dollars pour les salons de paris.
«La somme remise au Jockey Club du Québec correspond à 7,2 % des paris faits dans les salons de paris soit 2 952 000$ et 7,03% des paris faits à l’hippodrome donc environ 350 000$. Pour ce qui est des plateformes numériques, elles reversent 8,4% au Jockey Club du Québec soit 2,6 millions de dollars par an. Selon ces chiffres le revenu du CJQ avoisinerait donc bien les 6 millions de dollars.», a -t-on confié à La Vie agricole.
De gros montants pour un domaine en déclin
Tout ça fait de bien gros chiffres pour un domaine dont on dit qu’il est en déclin. Il faut comprendre que la grande majorité des revenus de paris dans les salons proviennent des courses hors Québec qui représentent à elles seules 40 750 000 $.
Petit calcul rapide sur les répartitions : sur des mises totales donc de 100%, 78,5 % retournent aux parieurs, 7% restent aux salons de paris, 4 % sont remis à la piste hôte. Sont donc retournés en moyenne au Jockey Club du Québec 7,2 % une fois retirés les taxes et frais.
Si l’on prend juste les mises faites dans les salons de paris sur les courses tenues à l’hippodrome de Trois-Rivières, qui s’élèvent seulement à 250 000$, 75,10% sont remis aux parieurs, 7 % aux salons de paris et le CJQ reçoit 14,6 % après taxes et frais. Sur les paris en ligne le CJQ ne reçoit que 3% ce qui au final fait la moyenne de 7,03% remis au Club Jockey, à en croire les éléments que La Vie agricole a obtenus.
Une chose est sûre la richesse des salons de paris provient des courses faites hors Québec, celle du Club Jockey du Québec aussi. Il serait tout de même intéressant que le gouvernement se penche sur de tels revenus pour que minimalement ils servent au développement de l’industrie du cheval de course au Québec et donc au développement des régions du Québec.